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Publication des actes d’un colloque sur le cinquantenaire du 1er Fesman

15/11/2020
Publication des actes d’un colloque sur le cinquantenaire du 1er Fesman


La section sénégalaise de la communauté africaine de culture a présenté, samedi à Dakar, un ouvrage regroupant les actes du colloque international qui avait été organisé en novembre 2016 sur le cinquantenaire du 1er Festival mondial des arts nègres, rapporte  l’APS. L’ouvrage de 360 pages a été édité sous la direction des professeurs Saliou Mbaye, ancien directeur des archives nationales, et d’Ibrahima Wane, enseignant à la faculté de lettres et sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). 

 "Ce livre participe à combler un vide important, car dans le domaine culturel, il n’y a pas des études de ce niveau. On n’a pas tellement interrogé, investi les questions culturelles qui semblent être souvent comme des questions pas dignes d’intérêt scientifique’’, a souligné Ibrahima Wane.  Le livre est composé d’une vingtaine de communications et de deux messages ‘’importants’’ : celui du président de la Communauté africaine de culture (Cac), le Nigérian, Wolé Soyinka, prix Nobel de littérature 1986, et du professeur Alpha Amadou Sy, président de la CACSEN.  Il restitue ainsi une bonne partie de l’ambiance de cette célébration du cinquantenaire avec une ’’sélection de la meilleure partie de la moisson de cette célébration’’, selon les éditeurs. 

Les auteurs de cette œuvre dont la ‘’qualité et diversité des approches’’ ont été soulignés, sont des hommes de lettres, des archivistes, des historiens, des anthropologues, des musicologues et des critiques du monde entier.

En publiant cet ouvrage, a estimé le professeur Wane, il fallait remettre les choses à l’endroit. Selon lui, le 1er festival mondial des arts nègres est ’’un évènement connu, un moment phare pour le monde entier, mais il a toujours été dit et pensé en dehors de l’Afrique, loin de la terre où il s’est déroulé. Il fallait donc le repenser et le redire à partir du continen africain. 

 Il a souligné que ‘’le penser et le dire à partir de l’Afrique, c’est en même temps, penser l’Afrique et le monde, car le festival a senti souffler le vent du monde’’. 

 "En 1966, on était en pleine guerre froide. 1966 première décennie des indépendances, a consacré la première génération de cinéastes, de peintres modernes, c’est le grand débat autour de la recherche d’une nouvelle esthétique musicale, théâtrale chorégraphique c’est l’inspiration d’une première politique culturelle étatique, c’est le grand débat sur la négritude’’, a-t-il ajouté.

 "Penser ou repenser le festival, c’est repenser l’Afrique et le monde, il fallait le faire à partir de Dakar et produire un texte à partir de Dakar’’, a-t-il insisté. Le livre sonne dans le même temps comme un hommage aux illustres participants et aux disparus qui avaient pris part à ce colloque international organisé les 8, 9 et 10 novembre 2016 à Dakar. Il s’agit du professeur Iba Der Thiam qui a été le modérateur de la conférence inaugurale autour du thème ‘’la culture 4 ème pillier du développement’’, de l’ex-ambassadeur des Etats-Unis à Dakar pendant la période du festival, son excellence Walter Carton âgé de 86 ans. 

Il y avait eu aussi le père Dommique Cata, décédé en août 2018, à l’âge de 92 ans au Sénégal, du peintre Ibou Diouf, auteur de l’affiche du 1er Festival mondial des arts nègres et du philosophe, Hamidou Dia.

 

 

 

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