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Burkina Faso : quand la menace terroriste fragilise le processus électoral

19/11/2020
Burkina Faso : quand la menace terroriste fragilise le processus électoral


Après les présidentielles controversées de Guinée et de Côte d'Ivoire, le Burkina Faso rejoint le grand cycle électoral en Afrique de l’Ouest, qui s’achèvera au Niger le 27 décembre. Plus de cinq millions de Burkinabè sont appelés aux urnes, dimanche 22 novembre, pour ce scrutin législatif et présidentiel. Élu au premier tour en 2015, Roch Kaboré l’actuel chef de l'État, se représente face à 12 autres candidats, dont celui qui fut déjà son rival malheureux,Zéphrin Diabré, chef de file de l’opposition.

Le président sortant aura également face à lui le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddue Komboigo. Ce dernier préside le parti de l'ancien président, Blaise Compaoré, chassé du pouvoir après une insurrection populaire en octobre 2014. Contrairement à ses voisins, l’élection présidentielle de dimanche au Burkina Faso ne souffre d’aucune dispute constitutionnelle. Pourtant, le climat est loin d’être serein. Au cœur des préoccupations, la question sécuritaire.

Longtemps perçu comme un pays stable, le nord et l’est du Burkina Faso doivent faire face depuis cinq ans à une recrudescence d’attaques jihadistes. Certains secteurs restent inaccessibles aux autorités. Le 8 novembre, le chauffeur d’un candidat aux législatives a été tué sur la route de Gorom-Gorom. « Quand vous vous déplacez d’une zone à une autre, vous vous retrouvez dans un no man’s land et si vous ne prévenez pas à l’avance les autorités, ce qui s’est passé pourrait se reproduire », a prévenu Ahmed Newton Barry, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après l’attaque.
 
En août, les députés ont adopté une loi permettant de valider les résultats de l’élection même si elle ne se déroule pas dans l’ensemble du pays. Le Conseil constitutionnel a constaté l’existence de cas de « force majeure » sur 17,7 % du territoire, à cause de la « présence de groupes terroristes dans les localités, l’absence de l’administration dans les zones affectées, l’abandon par les populations de leurs sites d’habitation ». Plus d’un million de déplacés ont été contraints de fuir les violences au Burkina, où les attaques djihadistes ont fait plus de 1 600 morts en cinq ans.
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