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Attaque du Capitole : Donald Trump peut-il être poursuivi en justice ?

08/01/2021
Attaque du Capitole : Donald Trump peut-il être poursuivi en justice ?


Le président américain est accusé d’avoir provoqué le chaos hallucinant observé mercredi 6 janvier au Capitole, où les parlementaires du pays étaient réunis pour entériner la victoire du démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle.

Les parlementaires qui forment le Congrès américain étaient réunis au Capitole pour confirmer la victoire obtenue dans les urnes, en novembre dernier, par le démocrate Joe Biden.  Mais une foule composée de milliers de supporters de Donald Trump a fait dérailler le processus.

Ils ont assailli le symbolique monument de Washington, dans un maelstrom insurrectionnel hallucinant qui s’est soldé par la mort de quatre personnes et l’arrestation d’une cinquantaine d’autres. Un couvre-feu a dû être décrété à 18 h dans la capitale avant que le calme ne revienne. La séance du Congrès a ensuite pu reprendre et la victoire de Joe Biden a été certifiée au bout de la nuit.

Depuis Donald Trump  concentre les accusations de nombreux observateurs.  Quelques heures avant le chaos, le milliardaire, qui ne cesse de répéter son désaccord avec le résultat des urnes, avait prononcé un discours très virulent, sachant qu’une manifestation de ses partisans était programmée. « Je sais que tout le monde ici marchera bientôt vers le Capitole, pour pacifiquement, patriotiquement faire entrer vos voix. Nous n’abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais.  Nous ne reprendrons jamais notre pays en étant faibles. Vous devez être forts », a-t-il notamment déclaré.

Le président sortant peut-il être poursuivi par la justice pour son comportement ? « Selon toute norme raisonnable, inciter vos partisans à ignorer et à résister aux résultats légaux d’une élection est un crime ou un délit grave », observe David Sklansky, ancien procureur fédéral et professeur à la faculté de droit de Stanford.

« La responsabilité n’est pas engagée du point de vue juridique, car Donald Trump a le droit constitutionnel d’exprimer son opinion. C’est un petit peu comme si on se demandait si un journal était responsable de certaines violences qui ont eu lieu en France après la publication de certaines caricatures », estime, pour sa part, l’avocat Alan Dershowitz, qui fût l’un des défenseurs du président sortant lors de la procédure de destitution engagée contre lui. 

Par ailleurs,  jusqu’à la passation de pouvoir, programmée le 20 janvier, le dirigeant républicain jouit de l’immunité présidentielle. Si poursuite juridique il y a, ce sera donc après la fin de son mandat.

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