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international

100 jours après le début de la transition, où en est le Mali ?

13/01/2021
100 jours après le début de la transition, où en est le Mali ?


Un peu plus de 100 jours après la prestation de serment du président de la transition, Bah N'daw et du vice-président Assimi Goîta (chef de la junte), l’heure est à l’évaluation. Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) Goodluck Jonathan arrivé à Bamako lundi 11 janvier à la tête d'une forte délégation entend évaluer le processus de transition en cours depuis le 15 septembre dernier.

Le président Bah N'daw et son équipe font face à plusieurs défis d’ordre sécuritaire, sanitaire, politique et économique dans un pays où les populations sont de plus en plus impatientes. Pour couronner le tout, la transition qui subit de plus en plus de critiques est accusée de ne pas respecter ses engagements.  « Aujourd’hui, nous avons une transition dite civile mais qui n’est vraiment pas civile puisque presque 70% des postes sont occupés par des militaires ou des proches de militaires. Cela nous inquiète », avait déploré début décembre, à travers une lettre ouverte, Mossadeck Bally membre fondateur du Grain. Un Groupe de réflexion d’analyses et d’initiatives novatrices (Grain), composé de membres de la société civile et d’hommes d’affaires.

Selon les plusieurs médias, la mission de la CEDEAO va « s’intéresser de près à la situation politique locale qui prête à beaucoup d’inquiétude, après la série d’arrestations et d’inculpations de figures politiques et médiatiques, très critiques vis-à-vis des autorités de transition, accusées de « préparer un coup d’État ». Des observateurs ont d’ailleurs évoqué l'épineux dossier d'une présumée « tentative de déstabilisation de la transition » impliquant l'ancien Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs autres hauts responsables du pays, dont cinq ont été placés sous mandat de dépôt depuis fin décembre 2020.

Des rencontres avec des acteurs chargés de l’organisation des élections présidentielles et législatives sont prévues dans le cadre de la mission d’évaluation de la mission de la CEDEAO. La délégation rencontrera également les autorités de la transition, et la classe politique. Occasion saisie par le mouvement M5-RFP de l’Imam Dicko pour donner son avis sur la gestion de la transition. « Depuis les évènements du 18 août 2020, le M5-RFP n’a pas eu l’occasion d’exposer à la CEDEAO ses appréciations sur la conduite de la Transition en cours qui, au stade actuel, pour nous, peuvent être synthétisées en quatre points principaux », a indiqué le porte-parole, le Choguel Maïga. Celui-ci a notamment dénoncé la « violation » de l’engagement d’une Transition civile ; l’existence de « menaces très fortes pèsent sur la tenue d’élections régulières, libres, transparentes et crédibles » ; la mise en place d’un processus « non inclusif de révision de la Constitution est en cours » ; et la « mise en place rampante d’un régime autocratique ».

 

 

 

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