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Gafam : controverses autour de la suppression des comptes de Donald Trump

13/01/2021
Gafam : controverses autour de la suppression des comptes de Donald Trump


Depuis son arrivée à la Maison Blanche en 2016, Donald Trump a été très présent sur les réseaux sociaux notamment sur Twitter, un réseau social qu’il affectionne particulièrement si on se réfère à la fréquence de ses tweets. Alors que les présidents des Etats-Unis possèdent leur compte officiel (@Potus), c’est sur son compte personnel, suivi par 88,7 millions d'abonnés dans le monde, que le magnat de l’immobilier devenu président, est le plus actif (@realDonaldTrump). Par ce canal, il laisse libre court à ses pensées, donne ses opinions en faisant fie du politiquement correct.

Des opinions tranchées qui ont souvent agacé conduisant Twitter à susprendre temporairement plus d’une fois son compte. 

Mais l’attaque du Capitole a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour la plateforme qui a décidé de couper, cette fois  de façon définitive, @realDonaldTrump. Une décision qui divise.

.En effet, pour plusieurs observateurs, il s’agit ni plus ni moins de censure et ils estiment que la liberté d’expression a été foulée au pied. Il faut dire que l’acte est inédit, car c’est la première fois qu’un président d’une grande puissance démocratique souffre d’une telle censure.

 «Jusqu’ici, Twitter s’était contenté de messages d'alerte concernant les fake news que Donald Trump dispensait régulièrement sur Twitter. Mais ça n'a jamais été jusqu'à une suspension de son compte,» rappelle Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po Paris et spécialiste des réseaux sociaux. Le spécialiste estime que l’argument avancé par la plateforme de Jack Dorsay pour justifier une telle décision est « problématique » parce que « c’est exactement le même utilisé par les autorités chinoises vis-à-vis de ce qui se passe à Hong-Kong.  « C’est le même argument utilisé par tout un tas de régimes autoritaires vis-à-vis des réseaux sociaux. Donc, si on accepte cet argument, il va falloir se regarder en face quand on critiquera demain l'argument des Chinois vis-à-vis des Ouïghours ou tout un tas de choses du même ordre,» analyse-t-il.

Pour l’ancienne ambassadrice de Trump à l’Onu Nikki Haley aussi, « réduire les gens au silence de la sorte est quelque chose qui se passe en Chine, pas dans notre pays »

Si Twitter essuie de vives critiques concernant cette décision, c’est aussi parce qu’elle va à l’encontre de son slogan « Liberté d’expression pour tous »

Bien évidemment, la décision a été saluée dans le camp démocrate et par  les militants des droits de l’homme qui pointent le rôle que jouent les réseaux sociaux dans l’incitation à la haine et la promotion du racisme.

Facebook qui jusque-là laissait le président américain s’exprimer librement, a également joué la carte de la censure le 5 août dernier, lorsque Trump a partagé une vidéo qui piétine les règles du réseau social sur la désinformation liée au Covid-19. Donald Trump déclarait en effet dans cette vidéo, extraite d’une interview diffusée sur Fox News, que les enfants étaient “presque immunisés contre cette maladie”. Visionnée environ 450 000 fois sur Facebook avant d’être retirée, la vidéo contenait “de fausses affirmations selon lesquelles un groupe de personnes est immunisé contre le Covid-19”, a justifié un porte-parole du réseau social, souligne Courrier International

 

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