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Objectif : accélérer les réformes

13/01/2021
Objectif : accélérer les réformes


Porté à la tête du Ghana, la première fois le 8 décembre 2016, Nana Akufo-Addo peut se targuer d’avoir  une réputation d’homme de conviction. Sa position affichée contre la corruption lui vaut d’être encensé dans la sous-région. Le 9 décembre, il est réélu pour un second mandat.  

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a été réélu mercredi 9 décembre face à son rival politique historique John Mahama. C’est la troisième fois que les deux hommes s’affrontent dans les urnes. Pour ce troisième challenge, Nana Akufo-Addo, leader du Nouveau parti patriotique (NPP) remporte 51,59% des voix et son adversaire du Congrès national démocratique(NDC) a rassemblé 47,36% des voix.

William Addo DankwaAkufo-Addo de son vrai nom, c’est d’abord un pédigrée fort de la politique ghanéenne. Son père, Edward Akufo-Addo, a été juge en chef du Ghana, puis président de la Commission constitutionnelle, avant de prendre la tête du pays en 1970. 

Membre du Nouveau parti patriotique (NPP), Nana Akufo-Addo est, quant à lui, présent dans l’arène politique depuis près de 50 ans. Il rejoint, dans les années 1970, le Mouvement populaire pour la Liberté et la Justice (People’sMovement for Freedom and Justice). Dès lors,il se construit une carrière de militant politique en intégrant plusieurs mouvements. 

En 2003, il est nommé ministre de la Justice, poste qu’il occupe durant deux ans. Puis en 2007, il est en charge du portefeuille des Affaires étrangères jusqu’en 2011. C’est en 1998 qu’il affiche ouvertement son désir d’être candidat à la présidentielle, en se proposant à la présidence de son parti, le NPP. Mais c’est John Kufuor qui est choisi. Il tente alors trois fois de suite l’expérience de la présidentielle avant de l’emporter en 2016 face à Mahama.  

Dès sa prise de pouvoir, Nana Akufo-Addo affiche sa volonté d’en finir avec la corruption qui gangrène son pays. En février 2018, il nomme Martin Amidu procureur anti-corruption. Un acte fort salué par ses concitoyens qui espéraient en finir avec ce fléau. Mais l’espoir fut de courte durée. En effet, le 16 novembre, Amidu annonce sa démission, accusant le chef de l’État d’ingérence. Il écrit une lettre où il affirme ne plus être en mesure d’assurer sa mission « en toute indépendance ».

Bilan économique mitigé

 Nana Akufo Addo était également porteur d’espoir pour relancer un pays dont l’économie était au plus bas. Dès sa première année de mandat, il marque son territoire grâce à un plan d’investissements massifs dans les infrastructures et les hydrocarbures. La croissance du pays bondit à 8,1%, avant de se stabiliser à un peu plus de 6% en 2018 et 2019. Nana Akufo Addo a surtout voulu axer son mandat sur la relance du secteur industriel ghanéen, en établissant un plan dénommé « The 10 point Agenda ».Il consiste notamment à accorder des financements aux entreprises en difficulté. Il déploieune stratégie de développement des PME, un plan de développement des exportations,un programme d’amélioration de l’infrastructure nationale du commerce de détail. Il a aussi pour but defavoriser le dialogue entre les secteurs public et privé. Le Président Nana Akufo-Addo s’était aussi engagé à doter chacun des 260 districts du pays d’une usine : l’objectif était de transformer les matières premières dont dispose le pays.

Si les objectifs sont encore loin d’être atteints, les autorités tentent de rassurer sur leur faisabilité. Le ministre ghanéen des Finances, Ken-OforiAtta a annoncé, en juillet dernier, que sur 232 usines d’abord prévues, 76 sont déjà construites et opérationnelles, et 156 unités de production en cours de réalisation. Selon la BAD (Banque africaine de développement), entre 2016 et 2019, le secteur industriel du Ghana a connu une croissance de 10% en moyenne. 

Sur le plan sous régional aussi, le Président ghanéen s’affirme. Il est de ces dirigeants qui pensent que l’Afrique doit pouvoir voler de ses propres ailes. Dans un discours prononcé à Accra, lors de la visite du Président français Emmanuel Macron, il déclare « Ghana Beyond Aid », (le Ghana doit pouvoir se passer de l’aide ». Président de la CEDEAO depuis septembre, Nana Akufo n’est pas adepte des troisièmes mandats et n’hésite pas à le signifier à ses homologues. S’il est réélu donc, le Président ghanéen aura encore quatre années devant lui pour parfaire son bilan. Les ghanéens sont appelés aux urnes le 7 décembre 2020.

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