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Mali : Une croissance d’environ 4% attendue en 2021 après une contraction de 2% en 2020 (FMI)

14/01/2021
Mali : Une croissance d’environ 4% attendue en 2021 après une contraction de 2% en 2020 (FMI)


Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Aliona Cebotari, a tenu des discussions virtuelles avec les Autorités Maliennes du 8 au 21 décembre 2020 à propos des deuxième et troisième revues de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’équipe a rencontré le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, des hauts fonctionnaires et des partenaires pour le développement.

La mission du FMI et les Autorités maliennes ont conclu un accord préliminaire concernant les politiques et les réformes devant être mises en œuvre pour que les deuxième et troisième revues de l’accord au titre de la FEC puissent être conclues, informe un communiqué. Cet accord est sous réserve d’approbation par la Direction du FMI et du Conseil d’administration. L’examen du dossier par le Conseil d’administration est prévu pendant la deuxième quinzaine de février 2021. Dès que les revues combinées seront approuvées, 40 millions de DTS (environ 58 millions de dollars) seront mis à la disposition du Mali, poursuit le document.

En 2020, le Mali a subi un impact négatif de la COVID-19 et de la crise sociopolitique, alors que les conditions de sécurité et la situation humanitaire sont déjà difficiles. La pandémie, ainsi que les sanctions qui ont été brièvement imposées au pays à la suite du coup d’État d’août 2020, ont ralenti l’activité dans plusieurs secteurs, notamment les transports, l’hôtellerie et la restauration, l’agriculture et le commerce, et ont lourdement pesé sur les moyens de subsistance et les entreprises, compte tenu des taux de pauvreté élevés et des faiblesses des dispositifs de protection sociale.

Selon des estimations, « l’économie s’est contractée de 2 % en 2020 et devrait se redresser progressivement pour connaître une croissance d’environ 4 % en 2021. La diminution de la demande contribue à juguler l’inflation globale, mais les hausses des prix des denrées alimentaires dues aux perturbations dans l’approvisionnement toucheront les plus démunis de manière disproportionnée ».

La mise en œuvre du programme a été affectée par les chocs, mais un accord a été conclu afin de le remettre sur la bonne voie, selon le communiqué. « Le déficit budgétaire devrait se creuser, atteignant 5½ % du PIB en 2020 et en 2021, du fait des mesures nécessaires pour lutter contre la pandémie et de la dégradation de la conjoncture, mais les pressions découlant de revendications salariales plus fortes, de l’augmentation des effectifs de la fonction publique, des faibles performances de quelques entreprises publiques et le resserrement des conditions de financements extérieurs obligent à réduire les dépenses d’investissement public ».

Les finances publiques doivent être progressivement consolidées afin que leur viabilité soit assurée. Les services du FMI et les Autorités ont convenu que les finances publiques commenceront à être rééquilibrées en 2022, l’objectif étant de ramener le déficit à 4½ % du PIB cette année-là, puis à 3% du PIB, soit le plafond fixé par l’UEMOA, d’ici à 2024. Pour que le rééquilibrage s’inscrive dans la durée, qu’il soit propice à la croissance et qu’il contribue au recul de la pauvreté, l’augmentation permanente des dépenses courantes doit être contrebalancée par une augmentation permanente des sources de recettes fiscales grâce à des mesures fiscales, qui devront être mises en place dans le cadre de la loi de finances 2022.

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