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Politique étrangère des Etats-Unis: à quoi faut-il s'attendre sous l'ère Biden ?

19/01/2021
Politique étrangère des Etats-Unis: à quoi faut-il s


Joe Biden va officiellement devenir Président des Etats-Unis ce mercredi 20 décembre. Le président démocrate va s'atteler à recoller les morceaux brisés par son prédécesseur Donald Trump sans trop procéder à une révolution. 

Les États-Unis sont «prêts à guider le monde», a déclaré Joe Biden, en présentant l'équipe diplomatique et de sécurité nationale de son futur gouvernement, mardi 24 novembre à Wilmington. «C'est une équipe qui reflète le fait que l'Amérique est de retour, prête à guider le monde et pas à s'en retirer».  Cette première sortie, qui a des allures de profession de foi, laisse déjà entrevoir les orientations que le nouveau locataire de la Maison Blanche entend impulser à son premier mandat, notamment sur le plan international. 

Fin de l’isolationnisme et retour au multilatéralisme

Durant sa campagne, Joe Biden a souvent critiqué avec force la perte de leadership des États-Unis sur le plan international et la diplomatie bruyante erratique de Donald Trump, qui a parfois dérouté les alliés traditionnels de l’Amérique. L’ancien Vice-président d’Obama entend opérer un véritable virage

dans la politique étrangère américaine. Ainsi, le nouveau secrétaire d'État, Antony Blinken, prône une coopération internationale pour «résoudre les problèmes du monde». «Nous ne pouvons pas résoudre seuls les problèmes du monde, nous devons travailler avec les autres pays», estime-t-il. «Le multilatéralisme est de retour, la diplomatie est de retour», a, pour sa part, assuré de son côté la future ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, promettant de revenir sur l'isolationnisme du gouvernement de Donald Trump.

Deux dossiers attestent déjà de ce changement : la question climatique tout d’abord, et le nucléaire iranien ensuite. Contrairement à son prédécesseur, Joe Biden a rappelé sa «détermination» à lutter contre le changement climatique, en présentant son futur émissaire spécial en charge de cette «menace existentielle», John Kerry. «Je veux être clair. Je ne sous-estime pas une seule seconde les difficultés à respecter mes engagements audacieux pour combattre le changement climatique. Mais en même temps, personne ne devrait sous-estimer une seule seconde ma détermination à le faire», a déclaré le Président.

L'accord de Paris sur le climat, signé en 2015, «à lui seul n'est pas suffisant», a affirmé John Kerry, appelant les participants à la conférence onusienne COP26 en novembre 2021 à Glasgow à «avoir plus d'ambition ensemble, ou nous échouerons tous ensemble».

Quant à la question iranienne, Joe Biden a montré sa volonté de réintégrer l’accord sur le nucléaire, déchiré par Donald Trump en 2018, dans l’optique de nouvelles négociations avec le gouvernement de Téhéran. «La meilleure manière d'atteindre une certaine stabilité dans la région est de s'occuper du programme nucléaire» iranien, a-t-il estimé dans un entretien publié par le New York Times, le 2 novembre, mettant en garde contre une course à la bombe atomique au Moyen-Orient. La stratégie de Joe Biden implique, par ailleurs, une levée des sanctions draconiennes de Donald Trump en échange d'un simple retour au texte de 2015. 

Un infléchissement de la politique américaine vis-à-vis de la Chine ?

Autre dossier sur lequel Biden sera fortement scruté: son attitude face à la Chine. Mais sur ce plan, le démocrate ne semble pas décidé à opérer des changements drastiques. Bien au contraire, Joe Biden dit vouloir conserver, dans l’immédiat de sa prise de fonction, les droits de douane punitifs imposés à la Chine par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump, dans le cadre d’une guerre commerciale.

«Je ne vais pas entreprendre une quelconque action immédiate et cela concerne également les droits de douane», a déclaré le Président . «Je ne vais pas compromettre mes options», a-t-il ajouté.

Joe Biden s’est également montré très critique envers le bilan chinois en matière de droits de l’homme.  Cela laisse penser que son administration conservera une position très ferme envers Pékin.

En résumé,  Joe Biden accordera plus de place au dialogue, et sera moins impulsif que son prédécesseur sur le plan international, mais il n’opérera pas une révolution copernicienne. 

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