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Covid-19 : l'accès aux vaccins à l'épreuve des égoïsmes nationaux

28/01/2021
Covid-19 : l


Relativement épargnés par la première vague de la pandémie, la plupart des pays africains sont désormais sous le coup d’une seconde vague plus virulente. L’apparition de nouveaux variants du virus, dont celui découvert en Afrique du Sud et réputé plus contagieux, a aussi accéléré la ruée vers les vaccins.

Selon les estimations, l’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de vaccins pour immuniser 60% de ses 1,3 milliard d’habitants, pour un coût qui oscille entre 5,8 et 8,2 milliards d’euros. Néanmoins depuis la découverte des vaccins, beaucoup de pays d'autres régions du monde ont lancé des campagnes de vaccination à plus ou moins grande échelle. Mais l'Afrique et d'autres pays pauvres connaissent un retard notable. En cause : selon plusieurs personnalités : le nationalisme vaccinal. 

Ainsi, fustigeant les pays riches qui «accaparent» les vaccins anti-Covid, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde, mardi, dernier, lors du sommet économique mondial de Davos, contre tout «nationalisme» dans les stratégies d’acquisition des précieuses doses. «Les pays riches du monde accaparent ces vaccins. Nous les appelons à mettre à disposition les doses excédentaires commandées et thésaurisées», a-t-il déclaré via un message vidéo depuis Pretoria adressé au sommet de Davos, qui se déroule sous un format virtuel cette année. Les pays pauvres sont mis à l’écart par ceux qui ont les moyens d’acquérir «jusqu’à quatre fois ce dont leur population a besoin», a-t-il ajouté.

Ces propos font écho à ceux du Directeur général de l'OMS tenus la semaine dernière lors d'une conférence de presse. "Le nationalisme vaccinal peut servir des objectifs politiques à court terme, mais il est dans l’intérêt économique à moyen et long terme de chaque nation de soutenir l’équité vaccinale. Tant que nous n’aurons pas mis fin à la pandémie partout, nous n’y mettrons pas fin", avait mis en garde Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ce dernier notamment a évoqué les conséquences économiques d'une telel attitude : "Le nationalisme vaccinal pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 9200 milliards de dollars. Près de la moitié de ce montant, soit 4500 milliards de dollars, serait perdu pour les économies les plus riches". 

Signe de ces disparités : l'Afrique du sud, officiellement le pays le plus touché du continent, paiera ses premiers vaccins, acquis par le biais de négociations directes entre le gouvernement et le laboratoire AstraZeneca, 2,5 fois plus cher que les pays de l'Union européenne.

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