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Santé

L’Afrique face à la problématique de la conservation des vaccins

04/02/2021
L’Afrique face à la problématique de la conservation des vaccins


Le sentiment d’être laissée de côté dans la course à l’acquisition de vaccins anti-Covid se fait sentir de moins en moins en Afrique. A l’instar des Européens et Américains, plusieurs pays du continent africain ont lancé leur campagne de vaccination dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus. C’est le cas en Guinée, au Maroc, au Seychelles, en Egypte etc. D’autres pays ont quant à eux lancé des commandes pour recevoir leurs premières doses de vaccins sous peu.

D’après l’outil d’évaluation de l’OMS de la préparation à l’introduction du vaccin, les nations africaines sont prêtes en moyenne à 42 % pour des campagnes de vaccination de masse, ce qui constitue une amélioration par rapport aux 33 % notés il y a deux mois. Néanmoins, il reste un long chemin à parcourir avant d’atteindre le seuil souhaité de 80 %. Le Mécanisme COVAX – codirigé par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, Gavi l’Alliance du vaccin, et l’OMS – a garanti la fourniture de 2 milliards de doses de vaccin auprès de cinq producteurs, avec des options d’achat de plus d’un milliard de doses supplémentaires.

Mais la problématique de la conservation des vaccins demeure. De même, l’on évoque la nécessité de bien choisir le vaccin le plus adéquat en tenant compte plusieurs aspects (logistique, scientifique, économique…). Des pays comme le Maroc, l’Algérie, la Guinée ont choisi les vaccins chinois et russes au détriment de ceux américains et européens. « Je préfère largement les vaccins russe et chinois aux autres parce que je me méfie des technologies inédites sur lesquelles nous n'avons pas assez de recul », a expliqué un médecin algérien.

Contrairement aux autres, les vaccins russe, chinois et indiens ne nécessitent pas, selon des spécialistes, des lourdeurs logistiques pour un stockage sous très basse température. Au-delà de l’aspect logistique leurs prix sont relativement bas (environs 10 dollars la dose concernant le vaccin russe Sputnik V).

L’initiative COVAX s’est engagée à vacciner au moins 20 % de la population africaine d’ici la fin de 2021 en fournissant un maximum de 600 millions de doses, sur une base de deux doses par individu, distribuées par phases. Initialement, 30 millions de doses devraient commencer à être livrées dans les pays d’ici le mois de mars, avec l’objectif de couvrir 3 % de la population en donnant la priorité aux professionnels de la santé et à d’autres groupes prioritaires. Afin de s’assurer que les vaccins sont transportés et stockés de façon adéquate pour rester efficaces, l’OMS, Gavi, l’UNICEF et les autres partenaires collaborent avec les pays pour les aider à se préparer à recevoir les vaccins en recensant les équipements de chaîne du froid et les capacités de stockage existants, et en fournissant un soutien technique aux pays afin qu’ils soient prêts à recevoir et à gérer les vaccins.

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