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"Le MNF2021 a pour pilier principal, le concept du change making appliqué à soi-même..."

17/02/2021
"Le MNF2021 a pour pilier principal, le concept du change making appliqué à soi-même..."


Ce jeudi 18 Février 2021 s’ouvre la première session virtuelle du « Master No Fear » en partenariat avec l’Excellence Universitaire Africaine (EUA Dakar). Présenté et animé par Mariam Tendou KAMARA, Directrice de BAANTOU/MadameDigital et expert ONU en Influences, le MNF est une proposition en neuf étapes sous forme de Master Classe certifiée en leadership transformationnel ciblant principalement les femmes dirigeantes et corporates africaines et francophones, sous le slogan « Soyons le Changement que nous voulons ».

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Mariam Tendou Kamara, d’origine Guinéenne, et comme j’aime le dire, une véritable panafricaine avec un cœur de« guinégalaise » car je porte ces deux pays(le Sénégal et la Guinée) en moi. Je suis une entrepreneure sociale activement et résolument engagée dans les combats qui m’interpellent, dont notamment la construction du « Africa We Want » (l’Afrique que nous voulons)  et l’émergence du« African Women Power »  dans tous les sens des mots. Pharmacienne de formation, diplômée aux USA de la Northeastern University en 1994, à Boston dans le Massachussetts, après San Francisco, Californie ou j’ai exercé et pratiqué la Pharmacie, je me suis professionnalisée à mon retour au pays en 2006, dans les domaines de la communication stratégique et institutionnelle et les influences, en lien avec l’inclusion des couches traditionnellement exclues ou marginalisées,en touchant les secteurs comme celui du VIH/SIDA, de la  transformation numérique, et de l’autonomisation économique et droits des femmes.

 

Ce jeudi, vous présenterez un Master Class dénommé « Master no fear ».  A qui est-il adressé et quels sont les enjeux d’un tel évènement ?

Le MNF 2021 pour « Master No Fear» ou «Maitrises Ta Peur» est une proposition sous forme de Master Classe qui utilise comme tremplin les concepts de changement et/ou de transformation en soi, pour faire émerger ce qui existe déjà en nous et qui « dort » en nous, en alliant la dimension psychosociale avec la réflexion et l’apprentissage virtuel pour adultes. Son slogan est : "Soyons le Changement que nous voulons".Le MNF2021 a pour pilier principal le concept du change making appliqué à soi-même, de la « (re)construction de soi» en ciblant ces femmes dirigeantes et corporates qui osent ou aspirent à faire bouger les lignes, et qui sont, soit à une étape cruciale, soit à un tournant dans leur vie personnelle et/ou professionnelle. Il s’agit de les aider àaller à la (re) découverte de soi pour amorcer la déconstruction des barrières qu’elle se doivent d’enjamber pour faire face à cette peur qui ralentit  le plus souvent leur élan, en tant qu’individus, en tant que femmes et en tant qu'actrices principales de leur plein épanouissement

 Qu’est-ce qui a impulsé son organisation ?

Avec les notions acceptées et comparatives en termes de culture de travail, et culture sociale du «doing business » entre les écosystèmes des pays anglophones, francophones et lusophones, les femmes africaines ont ceci de commun qu’elles sont résilientes et entreprenantes. Le vrai paradoxe est de faire le constat que, malgré leur force de frappe, elles se hissent péniblement dans les sphères de décision et d’information publique, pour faire émerger leurs histoires de résiliences, de réussites ou d’échecs, et ce, à travers leurs propres prismes et leurs propres voix.

Pour une grande majorité dans nos pays francophones, quelles que soient leur niveau de leadership et d’excellence, elles peinent encore à déconstruire certains codes sociétaux qui ralentissent leur élan, comparativement à leurs confrères dans les mêmes fonctions, rôles ou structures organisationnels

Vous utilisez le terme « Leadership personnel» Qu’entendez-vous  par là ?

En fait, il y a tellement de définitions de concepts et de théories appliquées sur le leadership, organisationnel, transformationnel, personnel etc. Je n’invente pas la roue. On doit aujourd’hui poser la question autrement : Que faudrait-il de plus, qualitativement parlant, à la femme leader africaine dans nos sociétés, pour affronter mentalement et émotionnellement toutes ces barrières et obstacles que nous connaissons tous et toutes,afin de vivre son plein potentiel ?

Car, il est clair qu’il y a quelque chose qui bloque si vous regardez les chiffres sur les taux de représentativité des femmes à la tête d’organisations, que ce soit dans le privé ou le public. Regardons donc les chiffres dans divers secteurs comme les  femmes en politique, les femmes dans les mines, les femmes dans l’énergie, les femmes dans les finances, les femmes dans la tech, ou même les femmes dans la sécurité et la défense. Malgré les efforts consentis, elles n’arrivent toujours qu’en nombre très faibles à la tête de ces secteurs porteurs, qui génèrent des milliards à travers le Continent quel que soit les marchés ou la devise que vous choisirez.  Regardons aussi cette représentativité des femmes dans les instances de décision au sein de l’administration publique ou des instances électives que comme l’Assemblée nationale qui niveau central ou décentralisé ou dans les conseils d’administrations au sein des entreprises. Quand je parle de leadership personnel et transformationnel, c’est qu’il faut changer la donne en appliquant les mêmes concepts de leadership à la meilleure versions de ce que nous sommes ou voulons devenir.

Quelles sont les aptitudes requises pour enclencher un processus de transformation ?

Pour répondre à cela, je vous invite à participer à une session du MNF (Rires). En résumé, il faut une disposition de base: Etre curieuse ouverte et positive. Le point de départ c’est de commencer avec les bonnes dispositions et énergies positives pour faire de cette aventure quelque chose qui va faire du bien. Il faut surtout être authentique et sincère avec soi pour se poser les bonnes questions au départ et identifier l’action ou le changement souhaités : en explication simplifiée, il s’agit d’aborder le programme avec le même état d'esprit que lorsqu’on s’apprête à vivre une aventure, aller en wee-kend ou faire une journée de shopping pour soi et entre amies! Cette aventure n’est autre que celle d’allier la curiosité intellectuelle et émotionnelle avec l'esprit d'introspection qu'il faut pour se (re)découvrir sous une nouvelle lumière, avec pour but au final de faire émerger ce qui "dort" en nous.

Quelle analyse faites-vous du leadership féminin en Afrique ?

Le leadership féminin en Afrique a le vent en poupe. Oui, il faut absolument reconnaître que les choses vont dans le sens qu’il faut quand on fait une analyse comparative avec les réalités, rapports et études d’il y a 20 ou 30 ans de cela.  C’est-à-dire que nous ne sommes pas en train de reculer sur le plan de l’agenda des femmes. Les chiffres montrent aussi que les femmes ont aujourd’hui plus d’accès à leurs droits et aux opportunités que leurs ainées ou mères n’avaient pas, que ce soit en milieu professionnel et personnel :Il faut féliciter l’énorme travail de terrain des pionnières et avant-gardistes, femmes juristes, militantes ainsi que les réseaux associatifs et féminins de promotion des droits des femmes. Et puis on a quand même de meilleurs chiffres que certains continents de ces grandes « démocraties » en termes de ces taux de représentativité dont je parlais plus haut. On a vu par exemple 4 femmes présidentes de la République (Liberia, Malawi, Centrafrique et Ethiopie) et un nombre de femmes : premiers ministres, des femmes qui ont recu le prix Nobel de la Paix, des  parlementaires, ou desdirigeantesqui ont investi presque tous les secteurs ou auparavant elles étaient exclues.

De plus, au niveau mondial, nombreuses sont les icones africaines qui nous inspirent à la tète de grandes institutions internationales.  Ce qui fait encore et toujours défaut, c’est  qu’on n’arrive pas à passer à la masse critique pour inclure les femmes à la base, les femmes non analphabétisées et les femmes qui sont si nombreuses dans le secteurinformel et les zones rurales, et que celles-ci soient elles aussi a la table de décision.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui rêvent d’avoir le même parcours que des femmes leaders africaines ?

Elle doivent absolument croire que c’est possible ! C’est le socle. Je leur dirais que les femmes leaders qu’elles admirent ont été des jeunes filles ou jeunes femmes comme elles tout au départ: Quand on s’y met et quand on se donne les moyens par le travail, la rigueur la discipline et avec un peu de chance, de talent et de créativité on n’est jamais loin de son rêve ou ambition. .Je leur dirais que rien n’est impossible et que les belles choses n’arrivent pas qu’aux autres, ni par hasard ou par coïncidence : Quelles que soient les difficultés, les obstacles ou les barrières, la patience et le courage seront leurs meilleurs atouts. Je terminerai par donner ces 3 conseils : avoir un objectif, apprendre un métier, et ou développer un talent.

Et ne jamais baisser les bras ! Quel que soit ce qu’on vous dit et qui vous le dit !

 

 

 

Mariam Tendou KAMARA lors de la célébration du 8 mars, Dakar

 

 Mariam Tendou KAMARA avec Josephine Odera, Invitée du 18 février

Mariam Tendou KAMARA avec Mme Innoncence Ntap Ndiaye, Invitée d'honneur du 25 février

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