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Immunité parlementaire : journée décisive pour Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale

26/02/2021
Immunité parlementaire : journée décisive pour Ousmane Sonko à l


C'est e vendredi que débute à l'Assemblée Nationale que débute la procédure de levée de l'immunité parlementaire du député Ousmane Sonko. Considéré par de nombreux observateurs comme le chef de file de l'opposition, le leader de Pastef/Les patriotes est visé par une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté de Dakar dans lequel il allait se faire masser. Les députés sont convoqués en plénière pour examine les conclusions de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de la levée de l'immunité parlementaire du député Ousmane Sonko.

Arrivé troisième à la présidentielle de 2019 et député depuis 2017, l'opposant nie les accusations et crie au complot, ourdi selon lui par le chef de l'État, Macky Sall. Depuis le début de la procédure, Ousmane Sonko a décidé de ne pas témoigner face à ses collègues députés mandatés pour examiner la procédure de levée de son immunité. La personne qu’il avait désignée pour le représenter, la libérale Aïda Mbodj, n’aura pas non plus été entendue. Selon plusieurs députés membres de la commission créée à cet effet, Ousmane Sonko « n’a pas voulu répondre » à leurs questions. « Ils ont constaté son absence et vont délibérer, faire leur rapport et le présenter à la plénière », détaille un élu de la majorité. Les parlementaires auront donc pour seule base de travail le dossier qui leur a été transmis par la justice, constitué des procès-verbaux d’auditions des gendarmes et de la lettre envoyée par le juge d’instruction pour saisir l’Assemblée nationale.

De son côté, l’opposition dénonce des « vices de procédure » dans la composition et dans le travail de cette commission. Des irrégularités suffisamment importantes pour que deux de ses députés décident de démissionner : Moustapha Guirassy, membre du groupe Liberté et démocratie, et Cheikh Bamba Dièye, député non-inscrit. "Ousmane Sonko est un élu du peuple et un représentant de la nation ; et nous ne pouvons accepter d’être complices d’une mise à mort d’un député légalement et légitimement élu ; laquelle mise à mort ne reposant sur aucun élément probant...", avait expliqué Cheikh Bamba Dieye. 

Hier lors d'une conférence de presse, Ousmane Sonko a lui-même dénoncé avec vigueur toute cette procédure.  Selon lui, ‘’la procédure n’a pas été respectée’’ et ‘’le procureur a retiré l’enquête des mains de la gendarmerie dès qu’il a constaté que la piste du complot était suivie par les enquêteurs’’. '’Dans son réquisitoire, le procureur cite nommément la dame Ndéye Khady Ndiaye et X. Qui est X ? Cette procédure est nulle et non avenue puisqu’elle est viciée depuis le début’’, a fustigé le député. Faisant référence à Nelson Mandela, il a appelé le peuple sénégalais à faire bloc contre la "dictature" : "Rien, absolument rien, ne résiste au courage et à la volonté d'un peuple. Nelson Mandela nous a appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité à la vaincre. A chaque fois qu'une dictature a pu s'installer, c'est parce qu'une écrasante majorité a abdiqué face à une infime minorité qui a su jouer sur leur peur".

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