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Présidentielle au Bénin: Incertitudes sur la transparence du scrutin à une semaine du vote

06/04/2021
Présidentielle au Bénin: Incertitudes sur la transparence du scrutin à une semaine du vote


Depuis le début de l’année, Amnesty International a recensé au Bénin, la convocation, l’arrestation et/ou la condamnation d’au-moins 12 opposants politiques et voix critiques du pouvoir, à quelques jours de l’élection présidentielle du 11 avril. « Alors que l’élection présidentielle de tient dans une dizaine de jours, certains opposants ont été arrêtés et inculpés sur la base de motifs imprécis, et sont détenus sans respect de leurs droits », déplore Fabien Offner, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

L’ONG a documenté entre janvier et mars, plusieurs cas d’opposants arrêtés dont Bio Dramane Tidjani et Mamadou Tidjani, membres du parti d’opposition Les Démocrates (LD), incarcérés à la prison de Akpro-Messérété et inculpés pour « association de malfaiteurs et terrorisme », selon leur avocat.


Rékiatou Madougou, également membre de LD, et dont la candidature à l’élection présidentielle a été rejetée par la Commission électorale nationale autonome, est détenue depuis le 5 mars à la même prison de Akpro-Missérété, poursuivie pour « financement du terrorisme » par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Des accusations sans fondement selon ses avocats.
Un autre candidat écarté de l’élection présidentielle, Galiou Soglo, a été la cible, le 5 février, d’une possible tentative d’assassinat, dans la commune de Calavi, blessé par balle. Il a été évacué en France pour des soins.


« Les autorités béninoises doivent non seulement respecter le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique, mais elles doivent également s’assurer de la sécurité de toutes les personnes exerçant ces droits et protéger leur droit à la vie et à l’intégrité physique et mentale », fait remarquer Fabien Offner.


Outre les arrestations d’opposants et de voix critiques du régime, Amnesty International craint qu’internet ne soit bloqué pendant l’élection présidentielle comme ce fut le cas lors des élections législatives du 28 avril 2019. « Nous appelons les autorités béninoises à s’abstenir de bloquer internet avant, pendant et après l’élection présidentielle », prévient l’ONG.

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