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Covid-19: la dimension psychologique en question

16/04/2021
Covid-19: la dimension psychologique en question


Apparu en Chine il y a plus d’un an, le coronavirus a fait 2,99 millions de morts dans le monde à ce jour. Le coronavirus n’est pas seulement une question de séquelles physiques parfois lourdes, il a également des conséquences désastreuses sur le mental. Des études conduites dans plusieurs pays occidentaux dont la France, montrent comment les populations, au-delà de faire face à la maladie elle-même, doivent aussi composer avec sa dimension psychologique.   

 

L’étude CoviPrev, une enquête déclarative dans la population générale de plus de 18 ans, a été lancée par Santé Publique France en mars 2020. Les résultats montrent qu’au début de la crise au printemps, la situation s’est traduite par des symptômes d’anxiété très élevés au sein de la population en raison de l'impossibilité de comprendre ce qui allait arriver, quelles étaient les personnes à risque, et comment faire pour se protéger.

Les mesures de prévention, le confinement, le télétravail, la fermeture des facs ont également un impact sur la vie sociale des personnes qui se sentent très isolées. Et en arrière-plan, il faut ajouter la crise sociale et économique qui touche déjà du monde et qui risque de s’aggraver. C’est donc une situation très anxiogène qui se traduit par des niveaux de dépression et d’anxiété très élevés.

L’enquête de Santé Publique France qui s’est déroulée du 15 au 17 mars 2021, montre que 20% des Français interrogés souffrent d’un état dépressif, et que 9% ont des pensées suicidaires, soit respectivement +10 points et +4 points par rapport à la situation d’avant l’épidémie.  

Pour Maria Melchior, épidémiologiste, directrice de recherche à l’INSERM et qui travaille avec la cohorte TEMPO, il y a clairement un discriminant socio-économique : « C’est très clair, mais c’est vrai partout dans le monde, les études montrent que la crise aggrave les inégalités sociales : les personnes qui sont isolées, qui ont perdu leur emploi ou risquent de le perdre, les personnes qui ont des difficultés financières dues à la crise, sont celles sur lesquelles l’impact psychologique est le plus important ».

Dans le cadre d’une autre étude, concernant des populations en grande précarité dont 90% d’immigrés, Maria Melchior observe que le risque de dépression est encore plus élevé que dans la population générale, car non seulement leurs conditions de vie se sont dégradées – perte d’emploi, de logement -, mais en plus : « toutes les démarches administratives ont ralenti ou se sont arrêtées, ce qui contribue à l’anxiété de ces personnes qui veulent déposer des demandes d’asile ou demander leur régularisation ».

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