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Tchad : Déby réélu pour un sixième mandat dans un contexte sécuritaire tendu

20/04/2021
Tchad : Déby réélu pour un sixième mandat dans un contexte sécuritaire tendu


Le président Idriss Déby Itno, qui dirige le Tchad d'une main de fer depuis 30 ans, a été réélu pour un sixième mandat avec 79,32 % des suffrages exprimés à la présidentielle du 11 avril, a annoncé lundi l'instance électorale nationale.  Le taux de participation a été de 64,81% pour ce scrutin remporté dès le premier tour par le chef de l'Etat sortant, a précisé le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Kodi Mahamat Bam, en livrant les chiffres officiels «provisoires», la Cour suprême devant encore les approuver après l'étude d'éventuels recours contentieux. L'ancien et dernier premier ministre d'Idriss Déby, Albert Pahimi Padacké, est arrivé deuxième avec 10,32% des suffrages exprimés.

La première femme à se présenter à une élection présidentielle de l'histoire du Tchad, Lydie Beassemda, est arrivée en troisième position, avec 3,16% des voix. Officiellement, neuf candidats concourraient contre Idriss Déby mais seulement six en réalité car trois avaient annoncé leur retrait et appelé au boycott du scrutin, mais la Cour suprême avait maintenu leurs noms sur les bulletins de vote.

La réélection du Maréchal Déby était largement anticipée par des Tchadiens qui ont voté sans enthousiasme le 11 avril, car il était opposé à six candidats sans poids politique, le pouvoir ayant écarté de la course, légalement ou par la violence et l'intimidation, les rares ténors d'une opposition déjà très divisée.

Cette réélection intervient alors que les affrontements se poursuivent dans la province du Kanem où s'est déjà déroulé une bataille samedi après-midi 17 avril. Les forces armées tchadiennes sont aux prises depuis une semaine avec des colonnes rebelles du Fact, le Front pour l’alternance et la concorde, pour les entrées au nord du pays depuis leurs bases arrières de Libye il y a une semaine.

Ce lundi, en fin de matinée, plusieurs chars ont été positionnés àNdjamena, dans le périmètre de la présidence, ce qui a suffi à semer la panique dans la capitale.

Le gouvernement, qui n’avait pas annoncé qu’il s’agissait de mesures préventives, a tenté de se rattraper par la voie du ministre de la Communication, qui a tweeté : « Je tiens, par ma voix, à rassurer qu’il n’y a rien qui puisse justifier la panique dont est prise une partie de la population, à cause de la propagande malveillante entretenue sur les réseaux sociaux. J’appelle donc au calme. »
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