ALERTE COVID-19 : France : Le port du masque à l'extérieur ne sera plus obligatoire dès jeudi, le couvre-feu levé dès dimanche
A LA RENCONTRE DE

 « Nous voulons impacter sur la communauté et changer des vies de manière significative »

26/05/2021
 « Nous voulons impacter sur la communauté et changer des vies de manière significative »


Titulaire d’un master en marketing et stratégies commerciales, Djibril Bokoum a mis en place une agence de communication & événementielle du nom de AZ Events, après des expériences à Sonatel Orange et dans certaines agences de communication de la place. Homme de défis, il aime surtout être utile à autrui et impacter sur sa communauté d’où la mise en place des associations « Aidons les Talibés » et « Royukaay ». Entretien !

Vous êtes le fondateur de Royukaay. De quoi s’agit-il ?

Royukaay (référence) est une organisation qui pose l’ambition d’accompagner la jeunesse sénégalaise en lui permettant à travers différentes activités d’avoir des compétences transversales. Notre vision est d’inciter les jeunes à être des acteurs du changement, à s’engager et à impacter sur leur communauté.

 Quels sont les différents programmes et activités mis en place par votre organisation pour la réussite de vos missions ?

Nous cherchons à stimuler l’esprit d’initiative des jeunes à travers les émissions « ROYUKAAY YI » et « TOKK FI TEKKI FI » et les programmes « YOKKUTE » et « XEWAAL ».

- Les émissions ROYUKAAY YI et Tokk Fi Tekki Fi mettent en lumière des modèles de réussite avec un focus sur leur parcours. Les jeunes pourront puiser, grâce à ces émissions, inspiration et motivation et se rendre compte qu’il est bien possible de s’en sortir quelles que soient les péripéties.

- Le programme YOKKUTE vise un renforcement des capacités des élèves et étudiants avec la transmission de connaissances pratiques.

- Le programme XEWAAL répond directement à la problématique de l’employabilité des jeunes. A petite échelle certes, nous offrons des bourses d’études ; de l’emploi et des stages aux membres de la communauté Royukaay.

Trois ans après le lancement de Royukaay, quel bilan à mi-parcours pouvez-vous tirer de cette aventure ?

Je peux dire que le bilan est satisfaisant. Sur les réseaux sociaux nos messages de motivation et émissions ont touché plus de 40.000 personnes. Nous avons formé 300 jeunes sur des thématiques telles que le digital, la prise de parole en public, entre autres et avons permis à un jeune de décrocher un contrat de travail chez notre partenaire Dakar Sacré-Cœur. Nous ne sommes pas à la course aux chiffres, nous voulons impacter sur la communauté et changer des vies de manière significative. Cette année, nous avons quand même atteint nos objectifs, malgré cette crise, nous sommes ressortis encore plus fort !

Comment est née votre passion pour l’entrepreneuriat social ?

Il faut être un peu fou pour entreprendre et c’est là que je trouve tout mon plaisir ! Tout commence par un rêve, une projection, une vision. J’ai toujours voulu m’engager pour dire les choses, apporter des solutions, j’ai grandi avec cette mentalité.

Je crois foncièrement que le développement d’un pays passera inéluctablement par l’engagement de tout un chacun. Je me suis toujours senti entrepreneur et je le suis depuis 12 ans, dans des secteurs très variés.

Un mot par rapport au projet « Équipe Aidons les Talibés-EAT» ?

C’est une association que j’ai créée en 2009 pour apporter soutien et assistance à nos frères talibés laissés à leur triste sort. Aujourd’hui nous entretenons et appuyons une dizaine de daaras (écoles coraniques) dans les différentes régions. Plus de 1000 talibés ont pu bénéficier de nos différents concepts. En sus EAT a déjà « éradiqué » la mendicité dans 4 daaras et y a en plus introduit l’enseignement français.

Selon vous, comment éviter que la jeunesse, considérée comme un atout, ne devienne une bombe sociale au Sénégal ?

Je pense vraiment qu’il faut impliquer et autonomiser les jeunes au maximum. Aujourd’hui beaucoup de personnes parlent au nom des jeunes sans pour autant leur donner la parole et chercher à connaitre leurs réels besoins. Nous avons une jeunesse qui a du talent, elle a juste besoin d’être soutenue et accompagnée.  Quand des jeunes me disent qu’ils ont l’impression que quoi qu’ils fassent, rien ne changera, c’est triste et alarmant. Ils voient des personnes de leur entourage qui ont fait de hautes études et qui ne s’en sortent pas. Trop de discriminations dans l'accès à un emploi !

Quels sont vos projets dans un court et moyen terme ?

C’est de continuer à offrir des formations gratuites et de qualité aux jeunes. Dans ce sens, nous espérons avoir des partenaires qui nous accompagnent afin d’en faire bénéficier aux jeunes issus de la banlieue et des régions.

Dans le moyen terme, nous avons l’ambition d’offrir à tout un chacun de vivre son rêve entrepreneurial à travers un programme solide et ambitieux que nous concoctons.

copyright www.intelligences.info

A SUIVRE AUSSI

0 commentaires

    Nom :
     

    Commentaire :