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Une protégée de Kagamé, numéro deux l’institution panafricaine

16/07/2021
Une protégée de Kagamé, numéro deux l’institution panafricaine


L’ancienne gouverneure adjointe de la Banque Nationale du Rwanda, Dr Monique Nsanzabaganwa, a été élue en février dernier vice-présidente de la commission de l’Union africaine (UA). Un succès diplomatique de plus pour son pays.

Petit pays, comptant un peu plus de douze millions d’habitants, le Rwanda fait office de nain démographique lorsqu’on le compare à certains de ses voisins tels que la République Démocratique du Congo et l’Angola. Il ne dispose pas non plus des riches matières premières de certains de ses voisins d’Afrique centrale. Pourtant, depuis une décennie, le pays est un des plus influents du continent. Ce rayonnement, il le doit en particulier à son chef d’ État Paul Kagamé, qui dirige le pays depuis maintenant 21 ans. Le Rwanda est devenu un pays respecté sur la scène internationale, et son dirigeant prend part aux réunions les plus sélectes de l’agenda international. Cette influence se traduit notamment sur le plan diplomatique. En 2019  Louise Mushikiwabo  a été élue à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et,  tout dernièrement,  le Dr Monique Nsanzabaganwa  a été désignée Vice-présidente de la Commission de l’Union africaine.  L’élection s’est déroulée le 6 février dernier, à l’occasion la 34ème session ordinaire du Sommet de cette institution. Le fait est historique puisqu’elle devient la première femme à occuper cette position. Le collège électoral l’a plébiscitée elle, plutôt qu’une figure telle que Fatoumata Jallow Tambajang, ancienne vice-présidente de la Gambie. 

Batteries de réformes à mener

Au sein de l’UA, l’ancienne protégée de Kagamé s'attachera à mener des  réformes qui concernent, entre autres, la structure, les activités et la réorganisation institutionnelle pour une meilleure prestation des services, l’efficacité de l’organisation au plan opérationnel dans l’accomplissement de ses missions, et la mise en œuvre de financement durable pour les programmes de l’UA, visant à réduire la dépendance excessive vis-à-vis des partenaires au développement. Des défis à la hauteur de cette prometteuse figure africaine.

À l’âge de 32 ans, déjà, Dr. Nsanzabaganwa fut choisie par Paul Kagame pour occuper le poste de Secrétaire d’État chargée de la Planification économique au sein du Ministère des Finances. Plus tard, le Président lui confia  le Ministère du Commerce et de l’Industrie, avant de la nommer au poste  de Vice-Gouverneure de la Banque Nationale. Au sein de cet organe stratégique, elle a piloté avec succès le déploiement du Système de Paiement Digital au Rwanda, a coordonné le Programme de Coopération Monétaire Africaine pour la création d’une Banque Centrale pour l’Afrique. Elle  a  également piloté l’implantation d’un système informatique de dépôt automatique des rapports financiers consolidés des Banques et des Institutions financières non-bancaires opérant au Rwanda.

À l’UA, elle compte imprimer son empreinte pour garantir notamment l’autonomisation des femmes : “Les femmes sont responsables de 60% du travail effectué dans le monde, mais ne gagnent que 10% de revenus et 1% de la propriété. En Afrique, 70% des femmes sont exclues financièrement. Le continent a un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les hommes et les femmes.”

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