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La reprise post-Covid ne sera pas effective pour 3,8 milliards de personnes dans le monde, selon la Banque mondiale

19/07/2021
La reprise post-Covid ne sera pas effective pour 3,8 milliards de personnes dans le monde, selon la Banque mondiale


Dans une récente alerte, la Banque mondiale craint une nouvelle catastrophe économique pour les pauvres du monde, dont ceux d’Afrique. Mais une lecture alternative de ce nouveau cri du cœur pousse à plus de questions que de réponses. Pour 74 pays identifiés par la Banque mondiale, la reprise post-covid ne sera pas au rendez-vous. Cela met en péril la situation de leurs populations qui constituent la moitié des habitants de la terre (3,8 milliards de personnes), apprend-on de l'institution multilatérale de financement du développement, rapporté par l’AgenceEcofin.

« Pour eux, il n’existe aucun signe de "reprise" mondiale. En 2021, leur taux de croissance sera le plus faible depuis 20 ans (abstraction faite de l’année 2020). Ce qui aura pour effet d’éliminer des progrès accomplis dans le cadre de la lutte contre la pauvreté des années durant », a expliqué la Banque mondiale rappelant que ces pauvres vivent avec moins de 1,9 $ par jour.

L'institution estime aussi que la situation devrait s'aggraver, car pendant que les pays riches retrouvent un semblant de normalité, la pandémie de coronavirus « continue de faire des ravages » dans les pays pauvres. Ce tableau sombre a été dressé alors que plusieurs dirigeants africains s'étaient réunis à Abidjan en Côte d'Ivoire, dans le but d’appuyer une reconstitution accélérée des ressources de l’Association internationale de développement (IDA).

« Un grand nombre de ces pays sont déjà fortement endettés, et n’ont guère de possibilité d’emprunter. Etant donné les difficultés budgétaires auxquelles sont confrontés la plupart des pays du fait de la pandémie, l’aide publique au développement demeurera probablement stationnaire, et pourrait même diminuer. Dans ces circonstances, les pays IDA auront de plus en plus besoin de bénéficier d’un appui sous forme de dons et de prêts ne portant pas d’intérêts », explique la Banque mondiale qui estime qu'il faudrait 785 milliards $ pour remédier à la situation.

L'Afrique et d'autres régions du monde dites pauvres sont en effet au centre de nombreuses attentions en vue d'une meilleure justice sociale. Déjà, le constat d'une aggravation des cas de covid-19 sur le continent noir semble exagéré, selon des statistiques officielles. Il y a une augmentation des cas de contamination dans des pays comme la Tunisie et l'Afrique du Sud (membre du G20), qui ne sont pas vraiment des pays pauvres au sens de l'IDA.

 

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