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Au Liberia, George Weah triomphe dans les urnes

29/12/2017
Au Liberia, George Weah triomphe dans les urnes


«J’ai le peuple avec moi.» George Weah ne s’était pas trompé dans son affirmation lors de son dernier meeting de campagne dans le plus grand stade de Monrovia, samedi. La Commission nationale électorale a annoncé jeudi soir que le candidat du Congress for Democratic Change avait remporté 61,5 % des voix lors du second tour de l’élection présidentielle, mardi, contre 38,5 % au vice-président sortant, Joseph Boakai, après dépouillement de 98,1 % des suffrages.

«Mister George», enfant des bidonvilles élu meilleur footballeur du monde en 1995 (année où il avait quitté le PSG pour le Milan AC), succède donc à ­Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue présidente en Afrique en 2005. La victoire de Weah, qui s’était déjà présenté en 2005 et 2011 (cette fois en tant que vice-président), est aussi une accumulation de ­premières. Première alternance démocratique depuis soixante-dix ans dans ce pays anglophone ravagé par une guerre civile (1989-2003) qui fit 250 000 morts. Première accession au pouvoir d’un native, descendant des populations indigènes du Liberia, par opposition aux congos, ces esclaves affranchis de retour des Etats-Unis qui ont fondé le pays en 1822 et toujours dominé la vie politique. Première fois, enfin, qu’un sportif footballeur de haut niveau est élu à la tête d’un Etat.

«Weah a été élu pour ce qu’il représente davantage que pour son programme. C’est le fils du peuple qui a réussi, et il est perçu comme un homme honnête, explique Liana Maria Ursa, de l’université libre de Bruxelles. Il va maintenant devoir répondre aux attentes de ses électeurs  : les jeunes et les classes défavorisées. C’est-à-dire créer des emplois et réparer les systèmes éducatif et de santé.»

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