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politique

La nouvelle coalition de l’opposition entre interrogations et suspicions

03/09/2021
La nouvelle coalition de l’opposition entre interrogations et suspicions


"Nous prenons solennellement l’engagement devant le peuple sénégalais de mettre en place la coalition de l’opposition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple) en perspective des élections locales du 23 janvier 2022, des élections législatives de juillet 2022 et enfin de l’élection présidentielle de 2024", le pacte a été ainsi scellé, jeudi 2 septembre 2021, entre les différents leaders de l’opposition qui sont regroupés autour d’une vaste coalition dénommée Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple) en vue des prochaines joutes électorales.

Selon la Charte qui régit cette union, "la coalition a pris l’engagement de présenter une liste unique dans chaque commune ville et département du Sénégal pour les élections locales du 23 janvier 2022". Aussi s’engage-t-elle de mettre tout en œuvre pour remporter ces élections locales et d’ériger les collectivités locales en de "véritables pôles de développement local au service des populations".

S’agissant des élections législatives, Yewwi Askan Wi s’engage de poursuivre la "dynamique unitaire afin de redorer l’image de l’Assemblée nationale en restaurant ses véritables fonctions de législateur, de contrôleur de l’action du gouvernement et d’évaluateur des politiques publiques". Ousmane Sonko, Khalifa Sall entre autres leaders de partis ou mouvements se sont engagés à restaurer l’Etat de droit et les libertés démocratiques en "abrogeant toutes les lois liberticides et anti démocratiques visant à confisquer la volonté populaire".

Nouvelle coalition, déjà des interrogations

Si une vingtaine de partis et mouvements politiques ont signé la charte de la grande coalition Yewwi Askan Wi, beaucoup se sont démarqués à l’image du Parti démocratique sénégalais d’Abdoulaye Wade. Dans un communiqué, le PDS, a déploré "plusieurs jeux dans l’ombre ainsi que des subterfuges (…) qui plombent toute initiative de cette nature".

De son côté, Mamadou Diop Decroix, leader du parti AJ PADS, a décliné l’invitation des initiateurs de la coalition. "Nous avons connu la déconvenue de 2017 à la veille des élections législatives.  Nous étions partis pour une grande coalition et jusqu’à aujourd’hui, l’opposition n’a pas fait l’évaluation de cet échec", a regretté Diop Decroix.

Cette coalition "pouvait faire extrêmement mal" avec l’adhésion du PDS, confie le journaliste et analyste politique, Ibrahima Bakhoum à DakarActu. C’est une coalition incarnée par des responsables très visibles, ajoute-t-il. "On peut être visible sans avoir un appareil derrière soi, c'est le cas de Bougane (leader du mouvement Geum Sa Bopp) qui a rejoint par la suite, il a une visibilité, a les moyens, il fait un travail de proximité. Associé à Ousmane Sonko qui a déjà fini de se positionner au plan national, le PUR avec son expérience et ses bases affectives. Si vous ajoutez le Pds, ça pouvait faire très mal", a dit Ibrahima Bakhoum.  

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