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Le nucléaire, l’énergie qui isole l’Iran et asphyxie son économie

18/11/2021
Le nucléaire, l’énergie qui isole l’Iran et asphyxie son économie


Le programme nucléaire iranien fait l’objet d’un suivi rigoureux de la part de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Mais au fil des mois, le pays s’est affranchi des restrictions auxquelles il est assujetti via le pacte de Vienne sur le nucléaire. L’institution a fait état mercredi d'une nette augmentation du stock d'uranium enrichi par l'Iran. La République islamique de l’Iran travaille depuis peu à la reprise des négociations lui permettant de ressusciter l’accord de 2015. Entamées en avril dernier dans la capitale autrichienne, les discussions destinées à ramener l’Iran et les Etats-Unis dans l’accord sont à l’arrêt depuis l’élection, en juin, d’un nouveau président iranien, l’ultra-conservateur Ebrahim Raïssi.

Selon un rapport de l'instance onusienne, AIEA, la quantité d'uranium accumulée dépasse déjà de plus de douze fois la norme autorisée. Il était estimé début novembre à 2.489,7 kg dépassant le taux d'enrichissement de 3,67% fixé par l'accord. Il monterait à 20% avec 113,8 kg contre 84,3 kg, fin août. Puis il aurait franchi le seuil inédit de 60%, se rapprochant ainsi des 90%  nécessaires à la confection d'une bombe.

Absence de transparence

Alors que le document sera examiné au cours du Conseil des gouverneurs de l’AIEA la semaine prochaine avant la reprise des négociations à Vienne, le 29 novembre. Le 12 novembre, M. Grossi, Directeur de l’AIEA, s'était plaint de l'absence de contacts avec le gouvernement en Iran en place depuis août. Il a expliqué qu'il y avait "une longue liste de choses dont on a besoin de discuter". En visite à Téhéran le 12 septembre, M. Grossi avait négocié, avec le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, un compromis sur l'entretien des équipements de surveillance du programme nucléaire.

L’instance basée à Vienne se plaint de ne pas pouvoir accéder au complexe de Tesa, faute d’autorisation « indispensable ». Cela « affecte sérieusement » la mission de surveillance et entrave les activités de surveillance de l’Agence, précise le document. Les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l'accord en 2018 et ont rétabli ensuite les sanctions contre l'Iran. En retour, Téhéran s'est progressivement affranchi des engagements pris dans cet accord.

L’espoir d’une levée des sanctions

Les responsables iraniens ne cessent de répéter la position de leur pays sur le retour irrévocable des États-Unis au pacte et la levée des sanctions qui asphyxient l'économie iranienne. Les négociations entre Téhéran et les autres pays encore parties à l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni, Russie) doivent reprendre le 29 novembre pour tenter de relancer ce pacte historique. "Nous avons entendu les intentions des États-Unis et leurs exigences pour qu'ils rejoignent les (discussions de Vienne), mais pour nous, ce qui compte, c'est d'être assuré de la levée des sanctions après les vérifications et les garanties nécessaires", expliquait lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne. L'accord de 2015 est censé empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, alors que Téhéran a maintes fois démenti avoir l'intention de fabriquer une telle arme en insistant sur le caractère pacifique de son programme.

 

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