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La communauté internationale appelée à agir pour accroître la prise de conscience

25/11/2021
La communauté internationale appelée à agir pour accroître la prise de conscience


C’est parti pour 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre. Ce jeudi 25 novembre est célébrée la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se poursuit jusqu’au 10 décembre, date de la Journée des droits humains.

La campagne sert de cadre stratégique aux personnes et organisations du monde entier qui appellent à l’action pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. Ainsi, pour appuyer cette initiative de la société civile, la Campagne Tous UNiS pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes d’ici à 2030 du Secrétaire général des Nations Unies (Campagne Tous UNiS) appelle « la communauté internationale à agir pour accroître la prise de conscience, renforcer les efforts de sensibilisation et partager les connaissances et les innovations ».

« La violence à l'égard des femmes est une crise mondiale. Dans tous nos quartiers, il y a des femmes et des filles qui vivent en danger. Partout dans le monde, les conflits, les catastrophes naturelles liées au climat, l'insécurité alimentaire et les violations des droits humains exacerbent la violence à l'égard des femmes », a déclaré Sima Bahous, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU Femmes, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

« La pandémie de COVID-19, avec tout son isolement et sa distanciation, a permis une violence invisible »

D’après elle, plus de 70% des femmes ont subi des violences sexistes dans certains contextes de crise. Et dans les pays, riches comme pauvres, les préjugés sexistes ont alimenté des actes de violence envers les femmes et les filles. La pandémie de COVID-19, avec tout son isolement et sa distanciation, a permis une violence invisible : une deuxième pandémie de violence contre les femmes et les filles, où elles se sont souvent retrouvées enfermées avec leurs agresseurs. Dans tous les coins du monde, les lignes d'assistance pour la violence à l'égard des femmes ont vu une augmentation des signalements, a déploré Sima Bahous.

Un nouveau rapport d’ONU Femmes montre que les facteurs de stress socio-économiques et externes ont eu un impact significatif sur la façon dont les femmes et les filles se sentent en sécurité à la maison.

Cependant, de nouvelles opportunités s'ouvrent. L'été dernier, dans le cadre d'un engagement de 40 milliards de dollars en faveur des femmes et des filles du monde, le Forum Génération Égalité a lancé la Coalition d'action contre la violence basée sur le genre. La Coalition rassemble un large éventail de groupes de femmes et d'autres : les jeunes, la société civile, les institutions confessionnelles, la philanthropie, le secteur privé, les organisations internationales et les États membres de l'ONU. « Il y aura des engagements financiers et politiques concrets, et des initiatives à grande échelle dans des domaines critiques : services de soutien aux survivants, cadres juridiques et davantage de ressources pour les organisations locales », a rassuré la Directrice exécutive d’ONU Femmes.

Cette année, la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est placée sous le thème : « Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ! » avec comme objectif de sensibiliser, poser des actes forts pour éradiquer ce phénomène.   

Au Sénégal, le mot d’ordre est suivi.

Durant ces 16 jours, les organismes de défenses des droits de L’homme s’investissent déjà dans la sensibilisation pour freiner, éliminer les violences faites aux femmes.  Vêtue de la couleur orange, symbole d’un avenir meilleur sans violences contre les femmes, la société civile a entrepris des actions fortes visant à réprimer tout acte engagé pour encourager, promouvoir toute forme de violence à l’endroit des femmes.

Au tribunal de Dakar, la vague orange a profité de cette journée pour entamer des actions en déposant près de 200 plaintes pour apologie contre la promotrice du comité Miss Sénégal accusée d’apologie du viol. Un début de mesure qui lance une alerte de changement dans les comportements.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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