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Sanctions de la CEDEAO contre la junte : quels impacts sur l’économie malienne ?

11/01/2022
Sanctions de la CEDEAO contre la junte : quels impacts sur l’économie malienne ?


Réponse du berger à la bergère, a été la réplique de la junte au pouvoir au Mali à la CEDEAO (Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest). La sanction de la CEDEAO a été aussi forte et lourde de conséquence que le chronogramme démesuré inscrit à l’agenda de la transition. Ces sanctions qui s’ajoutent aux conjonctures de la crise de la COVID-19  peuvent avoir à court terme des effets dévastateurs sur l’économie malienne. En attendant d’avoir une stratégie résiliente, c’est le chaos programmé pour l’économie malienne dont le commerce extérieur est de 60 % avec ses voisins.

L’économie malienne ne peut pas vivre en autarcie. La fermeture des frontières et le gel des avoirs du Mali à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) peuvent avoir des effets immédiats sur l’économie. S’il est vrai que le Mali n’a pas que des voisins appartenant à la CEDEAO, c’est avec ses voisins de la communauté qu’il a un échange dynamique vivifiant.

Des voisins du Mali

Le Mali, pays de l’hinterland, a sept pays limitrophes dont l’Algérie, la Mauritanie, le Niger, le Burkina-Faso, le Sénégal, la Guinée, Côte d’Ivoire. Les deux premiers ne font pas partir de la CEDEAO et même si c’était le cas, la CEDEAO a fait exemption de la fourniture du pétrole alors que l’Algérie est le grand fournisseur pétrolier du Mali. Le commerce avec la Mauritanie, pays désertique, n’est pas aussi dynamique et ne représente donc pas grand-chose.

Il reste les cinq autres voisins faisant partie de la Communauté dont quatre font partie de l’Union monétaire ouest africaine. Si de facto, les terroristes grouillent aux portes du Burkina-Faso et du Niger, cela n’a jamais mis frein aux transactions entre ces pays et le Mali. Mieux ces pays sont des corridors au déploiement de l’économie malienne. Ce sont des millions de personnes de part et d’autres de ces pays qui vivent de l’interaction commerciale avec le Mali.

Les poumons de l’économie malienne

L’axe Dakar-Bamako et Abidjan-Bamako est économiquement vital pour les trois pays en interaction. Du moins, ce sont les principaux artères qui irriguent l’économie malienne et par ricochet, l’économie sous régionale. La galère s’annonce alors très dure pour ces millions de citoyens maliens, sénégalais et ivoiriens notamment des commerçants et des transporteurs. Il s’y ajoute que le gel de ses avoirs empêchera le Mali d’acheter les denrées alimentaires non frappées d’embargo et introuvables sur le marché malien. Par conséquent, la fermeture non hermétique des frontières pour certains produits, sera de facto hermétique. Pire, il n’y a pas que des citoyens qui vont en souffrir. Le flux transactionnel entre ces pays alimente les caisses des régies financières de chacun des États concernés.

Entre la Guinée et le Mali, l’axe Bamako-Kankan est imbriqué. Et tout comme par hasard, les deux pays sont frappés par le même malheur. Le putschiste Doumbouya peut-il se permettre de fermer ses frontières à Assimi Goïta sans savoir le sort qui lui est réservé ?

D’emblée, les mesures prises par la CEDEAO risquent d’affaiblir davantage le Mali et rétablir la force des terroristes que l’on ne pense. Si rien n’est fait, l’économie sera dans l’immédiat asphyxiée par le manque de liquidité. L’État sera dans l’incapacité de payer ses fonctionnaires et d’assurer ses missions régaliennes. 

 

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