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Les leishmanioses dans le registre des maladies tropicales négligées

03/08/2022
Les leishmanioses dans le registre des maladies tropicales négligées


Les leishmanioses du nom de l'anatomopathologiste écossais William Boog Leishman qui a identifié la maladie, est une maladie qui a été découverte en 1901. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année 700 mille à un million de nouveaux cas sont répertoriés dans le monde. Aujourd’hui, ces parasitoses sont considérées comme des maladies négligées émergentes en Europe.

Qu’est-ce que les leishmanioses ?

Les leishmanioses sont des maladies parasitaires causées par différents parasites du genre Leishmania, transmis par la piqûre d’insectes communément appelés phlébotomes. Il existe trois formes différentes de leishmaniose. La maladie peut être viscérale (la plus sévère, souvent appelée kala-azar), cutanée (la plus fréquente) et cutanéo-muqueuse.

Quelle est la différence entre ces trois formes de la maladie ?

La leishmaniose cutanée, celle la plus fréquente, est caractérisée par des lésions ulcérées localisées sur les parties découvertes du corps et qui guérissent en général spontanément en laissant des cicatrices. Environ 95 % des cas de ce type de leishmaniose surviennent dans les Amériques, dans le bassin méditerranéen, au Moyen-Orient et en Asie centrale selon l’Organisation mondiale de la santé. En 2020, plus de 85 % des nouveaux cas provenaient de 10 pays : Afghanistan, Algérie, Brésil, Colombie, Irak, Libye, Pakistan, Pérou, République arabe syrienne et Tunisie

La leishmaniose viscérale, la forme la plus grave, mortelle dans plus de 95% des cas si elle n’est pas traitée. Elle se manifeste par des poussées irrégulières de fièvre, une perte de poids, un gonflement du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques et une anémie. En 2020, plus de 90 % des nouveaux cas signalés à l’OMS provenaient de 10 pays : Brésil, Chine, Érythrée, Éthiopie, Inde, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Yémen.

La leishmaniose cutanéo-muqueuse détruit partiellement ou totalement les muqueuses du nez, de la bouche et de la gorge. Plus de 90 % des cas de leishmaniose cutanéomuqueuse se concentrent au Brésil, dans l’État plurinational de Bolivie, en Éthiopie et au Pérou.

Quel est le mode de transmission ?

Les parasites Leishmania se transmettent par la piqûre de phlébotomes femelles infectées, qui se nourrissent de sang pour produire des œufs. Elles sont injectées par les phlébotomes au stade dit « promastigote » à leurs hôtes mammifères, dont l’homme. Dans le derme, ces leishmanies sont capturées par des macrophages et se transforment en « amastigotes ». Les cellules qui les hébergent peuvent ensuite se localiser dans différents tissus ou organes et, en fonction de facteurs propres à l’hôte et à l’espèce de leishmania, provoquer ainsi les différents symptômes propres à la maladie.

Comment se traitent les leishmanioses ?

Pour le moment aucun vaccin ni médicament prophylactique existe contre les leishmanioses. Il est juste préconisé une approche thérapeutique prenant en compte les différents aspects cliniques et parasitologiques de la maladie qui permet la guérison en général. Un traitement complet doit être administré rapidement à tous les patients chez lesquels une leishmaniose viscérale a été diagnostiquée.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic de leishmaniose viscérale se fait sur la base d’un examen clinique associé à des tests parasitologiques ou sérologiques. Pour les formes cutanée et cutanéo muqueuse de la maladie, les tests sérologiques sont d’un intérêt limité et le diagnostic repose sur l’observation des manifestations cliniques et la confirmation par des tests parasitologiques.

Quels sont les facteurs à risque ?

Les conditions socio-économiques, la malnutrition, la mobilité des populations, les changements environnementaux et le changement climatique sont des facteurs causant la maladie. En effet, selon l’Oms, l’insalubrité des logements et l’insuffisance de l’assainissement domestique comme les égouts à ciel ouvert, une absence de système de gestion de déchets favorisent le développement des sites de reproduction et de repos des phlébotomes. L’urbanisation et l’incursion de l’homme dans les zones forestières peuvent avoir un impact sur l’incidence de la leishmaniose.

Quelles sont les régions les plus touchées ?

La maladie est présente dans presque toutes les régions du monde. Les formes viscérale, cutanée et cutanéo muqueuse de la leishmaniose sont endémiques en Algérie et fortement endémiques dans certains pays d’Afrique de l’Est. L’Afrique de l’Est connaît d'ailleurs de fréquentes flambées de leishmaniose viscérale.

Comment prévenir la maladie ?

Un diagnostic précoce et un traitement rapide et efficace, une lutte antivectorielle, une surveillance efficace et une lutte contre les réservoirs animaux sont les moyens efficaces pour prévenir les leishmanioses.

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