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Configuration politique : les nouveaux enjeux des législatives 2022

05/08/2022
Configuration politique : les nouveaux enjeux des législatives 2022


Les résultats des élections législatives sont sortis jeudi soir plaçant la coalition Benno Bokk Yakaar en tête avec 82 sièges contre 80 pour l’intercalation Yewwi Askan Wi-Wallu Sénégal et 1 siège pour les coalitions Bokk Gis Gis, Aar Sénégal et les Serviteurs. Le parti au pouvoir n’obtient pas la majorité de facto ou même écrasante face à ses adversaires, une première dans l’histoire politique sénégalaise.

Dans cette grande bataille, les 3 sièges détenus par les coalitions Bokk Gis Gis de Pape Diop (ancien adhérent du PDS d’Abdoulaye Wade), Aar Sénégal de Thierno Alassane Sall (ex ministre du gouvernement de Macky Sall) et Les Serviteurs de Pape Djibril Fall (journaliste qui s’est lancé en politique il y a quelques mois) pourrait jouer un grand rôle dans la finition du paysage politique à l’assemblée nationale car il suffit d’un siège pour que le parti au pouvoir accède à la majorité, mais il suffit également d’un ralliement des 3 partis avec l'inter-coalition Yewwi-Wallu pour que l’opposition devienne majoritaire à l’assemblée. Des alliances capitales qui pourraient faire basculer la majorité parlementaire dans un camp comme dans l’autre.

Peu importe l'issue définitive de ces élections, c’est une grande victoire de l’opposition qui à elle seule comptabilise plus d'électeurs que le parti au pouvoir. C’est un grand moment dans la vie politique sénégalaise, une première pour cette nation considérée démocratique qui a fait de la rue son moyen de protestation favori depuis mars 2021. Les résultats des élections législatives sont les prémices d’une nouvelle ère de la politique sénégalaise.

Ces élections sont considérées comme un scrutin test en vue de préparer la présidentielle de 2024. Élection à laquelle l’actuel président n’a toujours pas donné une réponse claire sur l’éventualité qu’il brigue ou non un troisième mandat. C’était d’ailleurs un des principaux leviers de campagne de l’opposition lors de ces législatives. 

La nation francophone entretient une grande relation avec son ancienne puissance coloniale la France. L’opposant Ousmane Sonko a toujours brandi un « sentiment anticolonialiste » et étant le cristallisateur de l’opposition, après que les plus grands opposants au pouvoir se soient ralliés à Macky Sall par ce qui est appelé « la transhumance politique », la communauté internationale craint une rupture des relations entre ces deux nations si l'opposition accède au pouvoir en 2024.

Le défi de Macky Sall de réduire « l’opposition à sa plus simple expression » semble avoir ainsi failli alors que l’opposition continue de percer depuis les élections locales de janvier dernier. Ces élections législatives ont enregistré un grand taux d’abstention, la moitié des électeurs inscrits n’ont pas voté. On pourrait voir par cet acte une volonté de l’électorat de montrer son opposition au pouvoir qui se vante des réalisations alors que le chômage et la cherté de la vie atteignent des sommets ou un besoin de freiner l’opposition qui mène son propre combat contre le pouvoir.

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