ALERTE COVID-19 : Pas de festivités du Nouvel An à Rio de Janeiro cette année (Maire)

ARTICLE SUIVANT

Le coin santé

Comment bien vivre avec un diabète

24/07/2017
Comment bien vivre avec un diabète


Le diabète est une maladie létale et il n’existe pour l'instant aucune molécule dans le monde capable de le guérir définitivement. Néanmoins, on peut mener une existence normale et une vie sociale bien remplie tout en étant d'être victime de cette pathologie.

Le diabète est malheureusement l’une des maladies les plus meurtrières des temps modernes. Cette maladie est la cause directe de 5,1 millions de décès dans le monde, selon des chiffres divulgués par l’Organisation mondiale de la santé (Oms ), soit 14 000 morts par jour et un mort toutes les sept secondes. Toujours selon l’Oms, le risque général de décès chez les diabétiques est au minimum deux fois plus important que chez leurs pairs qui ne souffrent pas de la maladie. Cette maladie qui touche, aujourd’hui, 282 millions de personnes dans le monde, sera la septième cause de décès dans le monde en 2030. Les personnes atteintes du diabète de type 1 vivent 12 ans de moins que le reste de la population.

Hier considérée comme une maladie réservée aux nantis, la létalité du diabète est aujourd’hui universellement reconnue. «Le cancer, le diabète et les maladies du coeur ne sont plus des maladies de riches, observait Ban ki-Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Aujourd’hui elles touchent les populations et les économies des pays les plus pauvres encore plus que les maladies in- fectieuses. Elles représentent une urgence de santé publique sous-estimée». En effet, 80% des personnes atteintes de diabète vivent dans des pays à faibles ou moyens revenus. L’Afrique est aujourd’hui particulièrement touchée par cette maladie. Le nombre de personnes souffrant du diabète en Afrique augmentera de 109 % au cours des vingt prochaines années, passant de 19,8 millions en 2013 à 41,5 millions en 2035. A cette échéance, la prévalence de cette maladie attendra les 6% de la population du continent. Le Sénégal n’est pas épargné par le mal : 720 000 Sénégalais sont touchés par le diabète, soit un taux de prévalence nationale de l’ordre de 4 à 6 %. En cause, la prédilection des Sénégalais pour des produits tels que l’huile, la mayonnaise, les fritures, les produits salés comme les cubes alimentaires, les concentrés de tomate, le sel alimentaire et des produits sucrés comme le sucre simple et les biscuits. Au-delà des chiffres, le diabète est souvent synonyme de psychose et de fatalité sous nos latitudes. Cela s’explique par le fait que la maladie ne peut être guérie. En outre, cette maladie chronique peut entraîner des complications très graves : infarctus, cécité, cataracte, thrombose, néphropathie…

Sport et régime rigoureux

Néanmoins, même si le mal demeure incurable à long terme, être victime du diabète ne signifie pas pour autant que l’on doivent se complaire dans la sinistrose et attendre patiemment l’arrêt final. La maladie effraie parce qu’elle est irréversible. Mais on peut ralentir les désagréments grâce à des efforts personnels. Chacun peut contribuer à freiner sa maladie. «Plus on corrigera les erreurs, plus tôt on évitera d’avoir recours à l’insuline. Plus tôt on prendra en charge la pathologie, plus le bénéfi ce sera là. Cela passe par l’équilibre alimentaire, l’autocontrôle de la glycémie, la prévention des effets secondaires au niveau des yeux, du coeur, des pieds », indique-t-on dans un Rapport de l’Oms. Tout en souffrant de son diabète, on peut continuer à mener une existence sociale normale en suivant scrupuleusement son traitement médical mais aussi en prenant soin de son corps par l’activité physique et le respect de certaines règles diététiques. Il est ainsi recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé de faire de l’exercice physique au moins 30 minutes par jour afin de parvenir à un poids corporel normal et de le maintenir. Cela aura pour effet une diminution des risques de maladies cardiovasculaires grâce à la réduction de la tension artérielle et du niveau de cholestérol. L’activité physique augmente, en outre, l’efficacité de l’insuline en améliorant la sensibilité des tissus du corps à son action.

De plus, les muscles sollicités par l’exercice consomment du glucose, ce qui a pour effet d’en abaisser le taux dans le sang. S’agissant de l’alimentation, les spécialistes conseillent de privilégier certains nutriments afi n de mieux réguler les effets de cette patholo gie. Les haricots verts, les tomates, les aubergines, qui sont peu caloriques et pourvus en fi bre sont particulièrement prescrits. Les fruits tels que la pastèque, la pomme, les fraises, les framboises et le cassis sont également recommandés. S’agissant des proscriptions, il est déconseillé d'avaler plus de 210g de glucides par jour. Canettes de soda ou de coca (environ 40g de glucides), pâtisseries, sucreries et barres chocolatées le sont également. «L'alimentation doit être équilibrée et il faut adapter les calories en fonction du poids, renseigne le Professeur René Valero, un spécialiste renommé. Bien évidemment, il est fortement déconseillé de grignoter entre les repas. L'activité physique est aussi très importante. Elle doit être régulière et adaptée à la personne. Et si on n'est pas un grand sportif on peut toujours privilégier la marche dans son quotidien. Ce devrait être le mode de vie de tout le monde. »

 

copyright www.intelligences.info

A SUIVRE AUSSI

0 commentaires

    Nom :
     

    Commentaire :