people
Cinq nouvelles femmes accusent Luc Besson de violences sexuelles
30/11/2018
Cinq nouvelles femmes accusent Luc Besson de violences sexuelles


Peut-on parler d'une affaire Weinstein à la Française ? Ce mercredi, Mediapart révèle cinq nouveaux témoignages à l'encontre de Luc Besson. Ce qui porte à neuf le nombre de femmes qui accusent le cinéaste de comportements sexuels inappropriés. En mai, le témoignage de Sand Van Roy qui avait porté plainte pour viol, avait fait couler beaucoup d'encre. Le cinéaste avait alors nié les faits.

Parmi les nouvelles victimes présumées, Ananda*. Longtemps, elle a préféré enfouir cette histoire pour ne pas «péter les plombs», explique-t-elle au site français. Mais elle est finalement convaincue de la nécessité de parler après la parution de témoignages à charge contre le cinéaste- qu'elle surnomme «Mister Big».

À l'époque des faits, Ananda vient de perdre son travail et cherche de l'aide parmi ses contacts. Luc Besson - qu'elle a déjà rencontré auparavant - est le premier à lui répondre. Ils prévoient de se voir dans la suite du réalisateur à l'hôtel Meurice. Lors du rendez-vous, l'homme aurait évoqué la possibilité de lui trouver un «job», lui disant qu'elle peut «compter sur lui». «J'étais au fond. Il le savait et il jouait là-dessus. (...) C'est là que la manipulation a commencé», assure celle qui avait, à l'époque, ni travail ni maison. Luc Besson lui aurait alors demandé «des petits bisous» et insisté pour qu'elle «s'assoit sur ses genoux».

Après cette soirée, c'est le «black-out» ; et cinq jours plus tard, Ananda devient l'«assistante de direction» de Luc Besson. Son quotidien serait alors, toujours selon ses dires, une succession d'attouchements sur les fesses, de «bisous» non voulus, de «mains baladeuses sous [son] chemisier». Vulnérable, et redoutant de «se faire griller professionnellement», elle accepte de le voir lors d'une troisième entrevue à l'hôtel. «Quand j'ai ouvert la porte, il m'attendait nu caché sous une serviette», énonce-t-elle. À la fin de sa période d'essai, Mediapart précise qqu'Ananda aurait refusé le CDI qui lui était proposé. «J'ai pris la poudre d'escampette, quitte à galérer seule», poursuit celle qui parle désormais d'un «harcèlement moral et sexuel permanent».

copyright www.intelligences.info

A SUIVRE AUSSI

0 commentaires

    Nom :
     

    Commentaire :