Sory Kaba, DG Sénégalais de l’Extérieur : "Le potentiel de la diaspora, c’est son capital financier et son capital humain"

Sory Kaba, DG Sénégalais de l’Extérieur : "Le potentiel de la diaspora, c’est son capital financier et son capital humain"


Les Sénégalais de l’extérieur ont toujours été une préoccupation pour l’État du Sénégal à cause de leur nombre sans cesse croissant, mais aussi et surtout de leur poids économique et social. Aujourd’hui plus qu’hier, avec la création de la Direction générale des Sénégalais de l’Extérieur, l’option est clairement orientée vers une participation plus accrue de la diaspora à l’investissement productif. Voyage au cœur de cette réalité avec le Directeur général Sory Kaba. Entretien.

 

Monsieur le Directeur Général, on dit de la diaspora qu’elle est la 15ème région du Sénégal ; qu’est-ce qui la caractérise ?

Ce qui caractérise cette diaspora comme 15ème région aujourd’hui, c’est d’abord le fait qu’on lui accorde tout le droit politique qui requiert à un département, à l’image des différents départements du pays. Il y a eu huit départements qui ont été reconnus au niveau de la diaspora et qui ont été, de juré, érigés en circonscriptions électorales. C’est une avancée importante reconnue de partout dans le monde, particulièrement en Afrique sur le plan politique, parce que cela donne à la diaspora un rôle de représentation réel, mais également un pouvoir d’élection de ceux qui la représenteront à l’Assemblée nationale.

L’autre point important, c’est que le travail que nous sommes en train de faire à travers une approche de territorialisation dans la prise en charge des problèmes de la migration, nous permet de considérer que les territoires d’origine des sénégalais qui vivent à l’étranger doivent être intégrer dans les approches de développement local. De manière spécifique, on a besoin de mobiliser les compétences qui sont diffuses au sein de la diaspora. Chaque département administratif au Sénégal a besoin de se coordonner avec ses ressortissants qui se retrouvent un peu partout à travers le monde. Donc, de manière virtuelle, nous travaillons à ce que ces différents ressortissants, par département, puissent être identifiés et associés dans l’approche de territorialisation des politiques publiques mise en œuvre par le Président de la République au Sénégal.

L’autre aspect important, qu’il faut prendre en compte dans cette départementalisation de la diaspora comme 15ème région, c’est qu’on lui confère aujourd’hui un véritable statut au regard de la contribution qui est attendue d’elle dans l’économie de notre pays. On considère les envois d’argent, même si abusivement on les compare à l’aide publique au développement, je dis bien abusivement parce que c’est de l’argent privé envoyé aux familles respectives, mais qui lutte contre la pauvreté, qui améliore les conditions d’éducation des enfants, les infrastructures sociales de base, on l’estime donc en 2016 à 956 milliards de F CFA. Cela représente plus ou moins le tiers ou le quart de notre budget national. Cet apport important de notre Diaspora, nous amène à développer des stratégies de promotion de leur investissement à vocation productive et de la considérer comme une quinzième région administrative, avec des droits politiques, économiques et sociaux qu’elle assume pleinement.

 

Excellence, quelques mois après l’installation de ces parlementaires issus de la diaspora, si on devait apprécier leurs actions, quel commentaire feriez-vous ?

Le commentaire que je vais faire c’est qu’ils ont été bien accueillis à l’assemblée nationale, et ils donnent leurs avis sur toutes les questions qui interpellent notre nation. Parce que la greffe aurait pu ne pas prendre. Si, déjà, quinze députés démocratiquement élus, à travers huit départements, sur un fichier de prés de 265 000 inscrits, viennent à l’Assemblée nationale, pour représenter une diaspora au nombre de plus de 2 millions 500 milles, le Président de la République, donne toute la substance aux attentes du peuple à l’endroit d’elle : participer efficacement au développement du pays. Maintenant, ces députés, souvent très éloignés de leur pays, doivent faire l’objet de renforcement de leurs capacités (Ndlr, un atelier a été organisé du 24 au 27 avril dernier à Dakar), pour mieux comprendre les enjeux et autres défis qui les attendent. Il revient à l’État, à travers ses différentes composantes, de les accompagner dans l’accomplissement de leurs tâches et missions de représentation nationale.

Les députés de la diaspora vont être associés à toutes les initiatives que nous aurons à développer à l’étranger, pour que, dans leur juridiction respective, nous puissions les reconnaître comme les représentants de ces juridictions. Mais, d’ores et déjà, ils sont en plein dans leurs missions, parce qu’ils sont nombreux à se faire les échos des différents problèmes identifiés dans leurs juridictions respectives.

 

Comment êtes-vous organisés pour gérer ces millions de sénégalais éparpillés à travers le monde ?

Avec les missions diplomatiques et consulaires évidemment, parce que nous en avons une cinquantaine à travers le monde, consulats comme ambassades, en plus des chefs de bureaux économiques. Donc, c’est à travers cette carte diplomatique que les sénégalais de la diaspora sont gérés. Mais au-delà, il y a des choses qui les dépassent en tant que postes diplomatiques et c’est là où les députés de la Diaspora pourront  intervenir en termes d’interface pour mettre en relation et informer le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Maintenant, quand les dossiers sont transmis par les différents postes diplomatiques, il y a une répartition des tâches parce que tout ne revient pas à la direction générale des sénégalais de l’extérieur. Il y a d’autres problèmes qui sont réglés au niveau des autres directions techniques. Par exemple, quand des sénégalais ont des problèmes de bourses à l’étranger, notre rôle se limite à la transmission de ce dossier au ministère de l’Enseignement supérieur, mais avec un suivi.

N’oublions pas que nous mettons à contribution également les autres réseaux que sont les réseaux des associations de Sénégalais établis à l’étranger qui jouent un rôle important. Nous avons l’habitude de dire que, quand un Sénégalais arrive à l’étranger, le premier acte à faire est d’aller chercher sa carte consulaire auprès de la mission diplomatique ou consulaire. L’autre chose extrêmement importante, c’est de se rapprocher d’une association de sénégalais qui existe sur place pour être considéré par la communauté. Donc, nous mettons énormément à contribution les associations de sénégalais établis à l’étranger. D’ailleurs, dans le dispositif administratif et institutionnel de l’État du Sénégal, figure le Haut conseil des Sénégalais de l’extérieur qui va réunir l’ensemble des associations pour permettre à la diaspora de mieux apporter sa contribution dans n’importe quel débat qui se pose sur le plan national.

 

En termes économiques, si on devait typer cette quinzième région du Sénégal qu’est la diaspora, quelles sont ou quelles seraient ses spécificités économiques en termes de potentiel ?

Très bonne question. Le potentiel de la diaspora, c’est son capital financier, son capital humain, c’est sa capacité à mobiliser des ressources pour apporter une plus-value à notre économie. Tous les pays du monde ont connu la migration qui a positivement impacté le vécu des populations autochtones en termes de transferts de technologies et de savoir-faire. C’est cette forte attente que nous avons dans la deuxième phase de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent. Instruction nous a été donnée de procéder à une mobilisation du capital humain de la diaspora. Ce que nous appelons communément la diaspora hautement qualifiée.

Nous avons du pétrole, du gaz, entre autres ressources qui nécessitent inévitablement des qualifications. Donc, si nous voulons aller très vite et ne pas recourir à l’expertise des pays occidentaux, il faut que l’on s’appuie sur la diaspora sénégalaise établie à l’étranger, et qui travaille dans des domaines à haute valeur ajoutée et qui peut être d’un grand apport à notre économie nationale.  Ce potentiel pourra être mis à contribution dans le cadre d’une politique que nous développons, pour la valorisation des énormes potentialités qui se trouvent dans nos différentes régions.

Maintenant nous travaillons à faire de telle sorte que cette diaspora s’intéresse à l’investissement productif. Les sénégalais de la diaspora investissent beaucoup dans l’immobilier, dans leurs familles respectives, mais l’investissement productif, c’est une autre paire de manche. C’est vrai qu’il faut de l’accompagnement, de l’encadrement et de la facilitation, il faut des conditions incitatives pour que cet investissement productif puisse répondre à nos besoins.

 

Quels sont aujourd’hui les dispositifs qui ont été mis en place par l’État pour capter ce type d’investissement de la part des Sénégalais de la diaspora ?

Ce que l’État a mis en place comme dispositif pour capter ce potentiel, c’est d’abord avoir des fiches d’identification dans tous les postes diplomatiques et consulaires. Ce sont ces fiches d’identification qui vont nous permettre d’identifier et de nous appuyer sur le capital humain diaspora. Mais au-delà, à chaque fois que nous sommes en mission à l’étranger, nous organisons des rencontres avec les compatriotes dans le cadre de forum, symposium ou autres cadres d’échange, pour leur permettre d’avoir toutes les informations utiles soit pour leur retour soit pour leur contribution à l’économie nationale, avec leur mise en relation avec des entreprises sénégalaises qui ont besoin de compétences. Mais l’un comme l’autre, nous avons des réponses positives.

L’autre aspect important est que nous ouvrons également à l’étranger des guichets qui ont pour vocation de promouvoir la volonté d’investissement des sénégalais établis à l’étranger. Aujourd’hui, le premier guichet en phase d’expérimentation, pilote, a été ouvert en Italie. Parce que nous avons constaté dans les indicateurs dont dispose l’APIX, que 30 à 40 % des projets d’investissement structurant de la diaspora nous proviennent d’Italie.

L’autre indicateur est que 20 % des transferts d’argent de la zone OCDE, proviennent également d’Italie. Ce qui dénote d’une certaine volonté, de la part des sénégalais établis en Italie, d’investir au Sénégal.

Après évaluation, nous allons prochainement ouvrir un autre guichet, éventuellement à New York, au niveau du Consulat général du Sénégal. Cette option va venir en complément des bureaux économiques qui cherchent à mobiliser l’investissement direct étranger. Ces guichets vont être gérés par des sénégalais recrutés au niveau de la diaspora. Vous conviendrez avec moi que ces ressources complémentaires, qui sont mobilisées au-delà de nos partenaires au développement, constituent une manne importante pour le développement économique du Sénégal.

 

Quels sont maintenant en interne, au Sénégal, les instruments mis en place pour capter ce potentiel d’investissement productif qui se trouve dans ces pays ?

Avec l’APIX, nous travaillons sur la mise en place de plateformes régionales d’investissement. Ces plateformes auront pour vocation de réunir en leur sein tous les acteurs impliqués dans les stratégies de développement et d’accompagnement. La première expérience est ouverte à Saint-Louis, avec comme objectif de rayonner sur toute la zone du Fouta. Mais mieux, au sein de la direction générale, nous avons une direction particulièrement orientée vers l’accompagnement et l’investissement de la diaspora. C’est la direction de l’appui à l’investissement et aux projets (DAIP). Cette direction accompagne tout l’investissement de la Diaspora et surtout celui lié à l’immobilier où il y a beaucoup d’arnaques. Pour le volet investissement productif, nous nous employons, dès qu’ils arrivent au Sénégal, et même avant si nous sommes informés d’une volonté d’investir, à faciliter les contacts avec tous les acteurs de l’administration.

Quand nous aurons fini d’ouvrir ces guichets à l’étranger, ce travail en amont s’effectuera sur place pour avoir toutes les informations sur les potentialités par localités, par rapport à la constitution de l’entreprise d’un sénégalais de la diaspora. Toutes les informations concernant ce potentiel investisseur seront transmises à l’APIX, à l’ADPME ou d’autres structures ou agences qui sont au niveau national. Et du coup, quand ce sénégalais de l’extérieur arrive au Sénégal, il n’aura qu’à parapher et signer des documents pour démarrer ses activités à travers le financement qui lui a été accordé. Un véritable gain de temps.

C’est ce dispositif qui a été mis en place pour que les effets positifs attendus de la migration soient au rendez-vous. C’est ça l’objet de la direction générale des sénégalais de l’extérieur. Notre mission est essentielle pour l’accompagnement économique, l’assistance sociale et la protection. Tout se résume à travers ces trois concepts.

 

En plus de la facilitation et de la mise en relation, existe-t-il aujourd’hui un cadre incitatif pour booster l’investissement productif des sénégalais de la diaspora dans leur pays ?

C’est une question qui nous interpelle à tous les niveaux, parce que, dès lors que vous parlez de cadre incitatif à l’investissement, systématiquement on pense au ministère de l’Économie et des Finances, à l’APIX, à l’ADEPME, à la collectivité territoriale qui doit faciliter l’accès au foncier et donc recevoir l’entreprise ou l’entrepreneur. Là, vous me permettrez de dire que nous avons très tôt compris que la migration est une problématique transversale. Les problèmes des sénégalais de l’extérieur ne peuvent pas être gérés par la seule direction générale des sénégalais de l’extérieur ou par le seul ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. C’est cette vision transversale qui a fait que nous avons initié un cadre de concertation où tous ces acteurs que j’ai identifiés tout à l’heure sont conviés. Donc tous les problèmes qui se signalent à nous, et qui ne sont pas de nos prérogatives, sont déférés au sein de ce cadre de concertation pour que tous les ministères apportent leur contribution pour résoudre le problème qui est posé.

Mais encore faudrait-il que le sénégalais de l’extérieur nous facilite le travail en faisant du ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’extérieur sa porte d’entrée. Du coup, nous pourrons l’accompagner et anticiper sur tous les problèmes pour aboutir très rapidement à la mise en œuvre du projet.

 

Pour le Sénégalais de la diaspora qui investit dans son pays, qu’est-ce qui a été fait pour lui faciliter l’accès aux marchés extérieurs ?

L’ASEPEX est là et occupe une place de choix dans le cadre de la concertation. Sa présence effective lors du Forum de New York en est une belle illustration. L’agence associe pleinement la diaspora dans les foires et autres rencontres auxquelles elle prend part. Maintenant, vous avez touché un point important sur lequel on attend la diaspora, c’est l’amélioration de notre volume d’exportation. D’ailleurs, le directeur général du Port autonome de Dakar, dans sa communication à l’occasion du Forum de New York, avait invité la diaspora à s’intéresser à l’exportation depuis le port de Dakar. Il disait, en interpellant toutes nos consciences, que presque 80 %, voire même 90 % des containers qui arrivent remplis au Sénégal repartent vides. Donc, il y a matière à réfléchir. Il faudrait que ces containers puissent ressortir du port de Dakar remplis de produits. Mais pour que cela se fasse, il faut une production de qualité qui correspondent aux normes des pays de destination. Aux sénégalais qui vivent dans ces pays-là, qui connaissent les normes édictées, l’invitation est adressée. Il faut qu’ils s’intéressent à un bon packaging, avec un niveau de certification pour que ces containers ne repartent plus vides. L’ASEPEX, le PAD, la collectivité territoriale attributaire du foncier ont, chacun en ce qui le concerne, un rôle à jouer. Ces problèmes sont évidemment abordés dans le cadre de concertation pour mettre en condition les sénégalais de l’extérieur.

 

Peut-on affirmer que le bilan d’étape est encourageant ?

Le bilan est plus qu’encourageant. Je vais vous surprendre, la direction générale des Sénégalais de l’extérieur a été créée en 2014. Tout ce que je viens de relater a été abattu durant ces quatre ans d’existence de la direction générale, parce qu’en termes d’existant, on n’a pas trouvé grand-chose. Oui, on a trouvé une lettre de politique sectorielle qui, sur le plan de la planification, avait déjà balisé un ensemble de stratégies face aux problèmes des sénégalais de la diaspora, mais aucune action n’avait été posée. Nous sommes partis de ce document pour mettre en place un plan stratégique opérationnel. En termes de vision et d’objectifs, la direction générale, avait besoin pour les trois prochaines années, d’un document de planification qui lui offrait de la visibilité. Donc, nous nous sommes dit que la première chose à faire c’est d’avoir un document de référence, un tableau de bord, une feuille de route qui nous permet aujourd’hui de structurer notre action à travers trois stratégies. La première est liée à la promotion de l’investissement productif. Un cadre de concertation est mis en place, nous cherchons à faire en sorte que les collectivités territoriales s’approprient les questions liées à la migration pour leur permettre de les intégrer dans les politiques de développement local. Ensuite, les mesures incitatives à l’investissement avec mesures de dédouanement, un guichet ouvert dans tous les pays, une plateforme ouverte dans toutes les régions, tout est dans le volet promotion de l’investissement productif.

L’autre stratégie est liée à la lutte contre l’émigration irrégulière. On ne peut plus continuer à regarder nos jeunes braver les océans au risque de leur vie. Tout un plan de communication et de sensibilisation est en train d’être déroulé pour freiner l’élan de cette forme de migration. Mais elle est en relation avec la première stratégie, l’investissement productif, parce que si le jeune est dissuadé d’emprunter les chemins de l’émigration irrégulière, il faudrait qu’en retour, on lui propose quelque chose. C’est ce qui pousse à chercher à créer des projets au niveau des pôles territoires, dans la perspective du Sénégal émergent. Et c’est le cadre de concertation qui revient parce que notre mission ce n’est pas de créer de l’emploi. L’ANPEJ, à travers les ministères de la Jeunesse et de l’Emploi, entre en jeu. Nous cherchons à avoir une approche holistique où tous les acteurs font face à un problème qui, forcément, va être résolu. Donc, dans la stratégie de lutte contre l’émigration irrégulière, au-delà des questions liées à la communication et à la sensibilisation, il y a aussi l’offre de perspectives. Avec la politique d’encouragement au retour, nous cherchons, à travers des success stories vecteurs d’informations, à décourager les jeunes des initiatives de départ pour l’inconnu. Ce Sénégalais de l’extérieur qui est devenu investisseur dans son pays, va être accompagné pour faire de lui un futur employeur pour ces jeunes candidats au départ.

Nous avons enfin, une autre stratégie liée à la communication et à la sensibilisation que nous déroulons et qui nous permet d’ouvrir des bureaux d’accueil, d’orientation et de suivi (BAOS) dans toutes les régions. Nous en avons déjà ouvert six. Ces bureaux deviennent l’ancrage institutionnel de toutes nos stratégies au niveau territorial. Nous en avons ouvert à Diourbel, à Louga, à Sédhiou, à Tambacounda, à Kolda, et à l’aéroport de Dakar.

Nous sommes en plein dans notre mission. Et je dirai à la diaspora que la migration n’a de sens que si l’on pense un jour à son retour, qui ne peut pas se faire par un saut dans l’inconnu. Parce qu’il faut trouver un cadre et des conditions qui permettent de subvenir aux besoins de la famille. Une étude de la CBAO nous dit que les sénégalais établis en Italie consomment 60 % de leurs gains sur place, et dans les 40 % qui arrivent au Sénégal, 20% sont consommés par la famille. Les 20% restants sont thésaurisés dans une banque en attente d’un investissement, de l’achat d’une maison, d’une activité génératrice de revenus. Donc, ils sont interpellés parce qu’il faudrait que l’on s’appuie sur leur épargne pour pouvoir les aider à un éventuel retour et un investissement productif. À ce niveau, nous allons bientôt lancer une initiative qui nous permettra de bonifier leurs investissements. Nous avons l’obligation de faciliter le maximum de retours volontaires avec des projets structurants qui vont servir d’exemples pour fixer les jeunes, et les conditions sont aujourd’hui réunies.


copyright www.intelligences.info | 07/02/2019

Commentaires (0)

Nom :
 

Commentaire :




Présidentielle 2019 : Kédougou sous le charme de Sonko
Présidentielle 2019 : Kédougou sous le charme de Sonko
Casamance : un programme d’électrification de 40 villages réalisé à 90% (Promoteur)
Casamance : un programme d’électrification de 40 villages réalisé à 90% (Promoteur)
Le Japon a nominé Donald Trump pour le prix Nobel de la paix à la demande des Etats-Unis
Le Japon a nominé Donald Trump pour le prix Nobel de la paix à la demande des Etats-Unis
La Task force de la coalition ’’idy2019’’ professe le ’’vote utile’’
La Task force de la coalition ’’idy2019’’ professe le ’’vote utile’’
Retour du Président Wade à Dakar : changement d’horaires
Retour du Président Wade à Dakar : changement d’horaires
Madické Niang veut donner un "visage nouveau" à une éducation "malade"
Madické Niang veut donner un "visage nouveau" à une éducation "malade"
Moussa Wagué dans le groupe du FC Barcelone pour affronter Lyon
Moussa Wagué dans le groupe du FC Barcelone pour affronter Lyon
Le Prince Ben Salman entame une tournée asiatique en quête d’alliés et de contrats
Le Prince Ben Salman entame une tournée asiatique en quête d’alliés et de contrats
Retour du Président Wade à Dakar ce lundi
Retour du Président Wade à Dakar ce lundi
L’Oms met en garde contre la recrudescence de la rougeole dans le monde
L’Oms met en garde contre la recrudescence de la rougeole dans le monde
Copyright © 2019 - Intelligences Info
Contact: info@intelligences.info