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Nord du Tchad : questions autour d’une intervention de l’armée française
08/02/2019
Nord du Tchad : questions autour d’une intervention de l’armée française


"Du 3 au 6 février 2019, des Mirage 2000 des forces armées françaises sont intervenus dans le nord-est du Tchad, en coordination avec l’armée tchadienne, de façon à contrer l’incursion d’une colonne armée en territoire tchadien", indique le communiqué publié jeudi 6 février par l’état-major des armées. Une incursion venue de la Libye « de nature à déstabiliser le Tchad », selon Paris.

Des avions de l’opération Barkhane dont le QG se trouve à Ndjamena ont procédé à ces frappes d’après la ministre des forces armées Florence Parly, qui affirme que cette intervention répond « à une demande d’assistance formelle d’un Etat souverain à l’égard de la France ».

Arrivé au pouvoir par la force il y a 28 ans, avec le soutien de Paris, Idriss Deby est régulièrement critiqué par l'opposition tchadienne pour sa gouvernance "autocratique" et accusé par Amnesty international d'atteintes aux libertés.

Plusieurs associations ont une fois de plus dénoncé « une aide de Paris à un dictateur ami de la France ».

L’incursion de la colonne armée a été revendiquée par l'Union des forces de la résistance (UFR), une alliance de groupes rebelles, basée en Libye et au Soudan, dirigé par le propre neveu du président Timan Erdimi.

Par ailleurs, ce sont des assaillants du même mouvement qui avaient atteint, en février 2008, les faubourgs de N'Djamena. À l’époque, la tentative de putsch avait été stoppée in extremis aux portes du palais présidentiel grâce à l'appui, déjà, de la France avec notamment le dispositif "Épervier" pour protéger l'aéroport.

Jeudi, en conseil des ministres, le président tchadien s’est félicité en affirmant que la "colonne de mercenaires" entrée dans le nord du Tchad depuis la Libye voisine avait été "complètement détruite".

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