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Perte de mémoire répétée, faut-il craindre Alzheimer ?

14/08/2017
Perte de mémoire répétée, faut-il craindre Alzheimer ?


Les pertes de mémoire répétées, même à un jeune âge doivent-elles nous alerter sur une éventuelle prédisposition à la maladie d’Alzheimer ? Selon les spécialistes de la santé, chaque individu à un moment donné de sa vie est confronté à une perte de mémoire. Qu’elle soit liée à  la fatigue, au stress ou à une maladie neurologique, les médecins s’accordent à dire que de nombreux facteurs peuvent être à la base d’une perte de mémoire.

Cependant dans certains cas, leur fréquence peut alerter sur les prémices d’une maladie grave comme la maladie d’Alzheimer. Selon une étude publiée par ‘Alzheimer society’ basé en Grande Bretagne et spécialiste dans la recherche des maladies liées à la démence, l’oubli des choses simples du quotidien comme l’endroit où l’on a garé sa voiture, le prénom d’une personne que l’on vient de rencontrer etc ; ne sont pas des facteurs alarmants.

Ce sont au contraire, les étourderies du quotidien qui ne sont pas des problèmes de mémoire, mais de gestion de tâches multiples, explique le docteur Francis Eustache dans une interview accordée au magazine ‘Psychologies’. Il explique que « beaucoup d’oublis ou d’étourderies résultent du fait que l’information n’est pas enregistrée par les circuits de la mémoire. Cela est encore plus vrai lorsque l’on vieillit, car nos ressources attentionnelles diminuent. Cela ne veut pas dire que notre mémoire est défaillante»

Pour sa part, le neurologue, Dr. Oliver Cockerell résume  la situation en affirmant que notre cerveau sait qu'il ne nous est pas vital de nous souvenir du prénom de la personne que nous venons de rencontrer. Aussi, il fait de la place pour enregistrer d'autres données, plus essentielles à notre vie ».

En revanche, certains oublis, en apparence sans importance, peuvent nous alerter sur notre état de santé mentale comme le souligne ‘Alzheimer sociéty’. Oublier comment réaliser certaines activités du quotidien, comme par exemple, comment allumer la télé, ou comment attacher les lacets de ses chaussures ; oublier les fonctionnalités de certains objets dont on se sert au quotidien ; se perdre dans les liens avec nos proches ou lorsque nous rangeons dans des lieux insolites des objets sans s’en rendre compte,  peuvent être des signes précurseurs de la maladie. « Ces oublis signalent qu'il y a un problème de communication entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Cela peut conduire à certaines pathologies, comme la maladie Alzheimer. De manière générale, si l'état de votre mémoire vous inquiète, c'est bon signe », explique le Dr Anne Corbett, de l’Alzheimer Society. Aussi, les médecins rappellent qu’un facteur clé est à prendre en compte lorsqu’il s’agit de cette maladie neurodégénérative : l’âge des patients. En effet, le risque de développer l’Alzheimer est plus accru chez des personnes âgées.  Selon l’Inserm, la maladie d’Alzheimer est rare avant l’âge de 65 ans. Les patients atteints de la maladie avant cet âge sont considérés comme des « patients jeunes ».  Les couches les plus vulnérables sont donc des personnes âgées de plus de 65 ans.  L’Inserm informe par ailleurs qu’après 65 ans, la fréquence de la maladie s’élève de 2 à 4% de la population générale française, et elle augmente de 15% à partir de 80 ans. 

Avant l’âge de 65 ans, mis en avant par l’Inserm, la maladie survient généralement chez une partie de ces sujets lorsqu’ils ont des prédispositions génétiques. « Trois gènes ont été identifiés. Leur transmission est autosomale dominante, ce qui signifie qu'une personne qui possède une version altérée exprime fatalement la maladie et la transmet, statistiquement, à la moitié de sa descendance.» Mais pour la majorité des moins de 65 ans atteinte par la maladie, il n’existe pas de cause évidente

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