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Bénin : Après l’installation de la neuvième législature, place aux débats parlementaires ?

9ème Législature du Bénin

Le processus des élections législatives comptant pour la neuvième législature a vu son achèvement avec l’installation et l’élection du bureau du parlement béninois. La précédente mandature qualifiée de monocolore à cause de la non représentativité des partis de l’opposition n’a pas servi de débat parlementaire aux Béninois comme ils en ont l’habitude.

Cette fois, un parti (Les démocrates) se réclamant de l’opposition a pu s’incruster entre les deux grands blocs de la mouvance présidentielle.  Au final, un seul poste sur sept va à l’opposition. Le deuxième vice-président est un élu des démocrates.

Si tôt, le parti a tenu à marquer son grand retour par son arrivée en procession avec fanfare et supporters. Dans l’hémicycle et avant même l’élection du bureau « Les Démocrates » ont fait la première déclaration de la 9ème législature. Nourénou Atchadé fait l’engagement contre Patrice Talon : « Nous avons eu des prisonniers politiques comme Reckya Madougou condamnée à vingt ans. Nous pensons qu’il y a eu des blessures profondes. Nous pensons que M. Patrice Talon est à trois ans de la fin de son second et dernier mandat, il y a des choses qu’il faut nécessairement corriger. »

Orden Alladatin, un député du camp présidentiel saisi la balle au bond : « C’est de la vitalité. Le peuple béninois a souhaité qu’il y ait un peu de piment par ici. Voilà, cela commence bien. C’est un contenu que nous connaissons, ce n’est pas nouveau. Si les questions évoquées sont pour l’intérêt du peuple béninois, nous allons y contribuer collectivement. C’est ce que je crois». Cela augure de l’intensité qui va caractériser le débat parlementaire totalement absent depuis le processus électoral exclusif de 2019.

Mais pour certaines franges de la classe politique béninoise, inscrire le parti « Les Démocrates » sous la bannière de l’opposition est une duperie. C’est la position de Candide Azannaï, ancien ministre de la défense de Patrice Talon. Il avait démissionné du gouvernement pour se dresser contre les méthodes de gouvernance du locataire de la Marina. Pour Azannaï : « Les Démocrates ne peut pas être un parti de l’opposition ayant l’ancien président Boni Yayi comme président d’honneur et que celui-soit nommé par le président Talon comme médiateur désigné de la CEDEAO. Qui est-ce qu’on est en train de tromper ? », s’interroge-t-il.

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