Flash

« La planète est en feu… La Charte des Nations Unies et les idéaux qu’elle porte sont en péril » (António Guterres)

Secretary-General António Guterres addresses the opening of the general debate of the General Assembly’s seventy-sixth session.

A l’ouverture du débat général de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies mardi à New York, le Secrétaire général de l’ONU a plaidé en faveur d’une coalition mondiale pour surmonter les divisions d’un monde « en péril et paralysé ». 

« Notre monde est au plus mal. Les clivages s’accentuent. Les inégalités se creusent. Les difficultés s’étendent », a déclaré le chef de l’ONU, António Guterres, dans un discours devant les Etats membres réunis lors de ce grand rendez-vous annuel au siège des Nations Unies.

« Nous naviguons sur une mer agitée. Un hiver de mécontentement mondial se profile à l’horizon. Une crise du coût de la vie fait rage. La confiance s’effrite. Les inégalités explosent. La planète est en feu. Les gens souffrent – et les plus vulnérables sont les plus touchés. La Charte des Nations Unies et les idéaux qu’elle porte sont en péril », a-t-il alerté.

Dans ce contexte, la communauté internationale a « le devoir d’agir », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU. « Et pourtant, nous sommes bloqués par un énorme dysfonctionnement mondial. La communauté internationale n’est pas prête ni disposée à s’attaquer aux grands drames de notre époque », a dénoncé M. Guterres, citant la guerre en Ukraine et la multiplication des conflits dans le monde, la crise climatique et la perte de biodiversité, la situation financière catastrophique des pays en développement, ou encore le manque de garde-fous autour des nouvelles technologies.

« Notre monde est en péril – et paralysé. Les clivages géopolitiques sapent le travail du Conseil de sécurité, sapent le droit international, sapent la confiance et l’espoir que placent les gens dans les institutions démocratiques, sapent les possibilités de coopération internationale », a-t-il regretté.