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Sembène Ousmane célébré à Paris pour son 100e anniversaire

Il aurait eu 100 ans ce 1er janvier, Ousmane Sembène, considéré comme le père du cinéma africain a marqué des générations de cinéastes et professionnels du septième art. Réalisateur du premier film africain fait par un Africain en 1963 avec “Borom Sarett”, l’autodidacte bouleverse les codes du cinéma et entame une carrière audacieuse en repoussant toutes les limites de cet art et en créant à son image et à l’image de la société. Il traite ainsi des problématiques de son époque dont les leçons font toujours écho, et enregistre les plus grands classiques du cinéma africain.

Du 5 au 15 janvier, la Cinémathèque à Paris présente une grande rétrospective du cinéaste. Ce jeudi 5 janvier, l’enseigne a procédé à la projection de ‘Borom Sarett’ et ‘La noire de…’ en séance d’ouverture, en présence de son fils Alain Sembène. Et pendant 10 jours, la elle présentera différentes œuvres du Sénégalais aux spectateurs. Une façon de rendre hommage au pionnier du cinéma africain et à sa vision artistique.

Celui qui était surnommé “l’ainé des anciens” a utilisé le septième art pour défendre diverses causes. Sa vision de la politique, de la justice et son envie de faire de la représentation sociale ont guidé sa carrière et inspiré ses plus belles oeuvres. L’engagement d’Ousmane Sembène pour le continent africain à l’échelle locale et internationale a inspiré toute une génération de créateurs.

Son œuvre littéraire et cinématographique reste, encore aujourd’hui, l’une des plus riches du continent. Ancien tirailleur sénégalais, Docker et de plusieurs autres petits boulots, l’autodidacte est l’auteur d’une douzaine de films. L’écrivain et surtout militant actif pour la défense du cinéma en Afrique meurt le 9 juin 2007 à Dakar à l’âge de 84 ans en laissant derrière lui une panoplie d’œuvres qui servent aujourd’hui de miroir à la société sénégalaise et d’exemple à toute une génération.