Santé

La fièvre hémorragique Crimée-Congo fait sa réapparition au Sénégal

Elle a déjà fait un mort au Nord du Sénégal, à Podor. La fièvre hémorragique Crimée-Congo est encore présente dans notre pays selon le ministère de la santé par la voix de de son chef de division de la surveillance épidémiologique. Même si la situation est « sous-contrôle », il est important de noter qu’en 2020, ce même virus a causé la mort d’une femme dans la banlieue dakaroise.

Comment définir la fièvre hémorragique Crimée-Congo ?

La fièvre hémorragique Crimée-Congo est une maladie provoquée par un virus transmis par les tiques.Le virus qui cause cette maladie est du genre Nairovirus et est de la famille des Bunyaviridea. Les hôtes du virus se trouvent généralement dans une large gamme d’animaux sauvages et domestiques tels que le bétail, les moutons et les chèvres. C’est ce qui explique que la majorité des cas surviennent chez les personnes impliquées dans l’industrie de l’élevage, tels que les travailleurs agricoles, les employés des abattoirs et les vétérinaires.

Comment se fait la transmission du virus ?

La fièvre hémorragique Crimée-Congo se contamine à l’être humain soit par les piqûres de tiques soit par contact avec du sang d’animaux. La transmission interhumaine se fait à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes et des liquides biologiques de sujets infectés. Une stérilisation du matériel médical peut aussi causer une infection nosocomiale.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

La durée d’incubation dépend du mode de contamination après une piqûre de tique, elle est en général d’un à trois jours, maximum neuf jours. Après contact avec du sang ou des tissus infectés, elle est en général de cinq à six jours avec un maximum de 13 jours. Le virus cause une forte fièvre, des douleurs ainsi que des nausées et vomissements généralement 3 à 4 jours après la contamination.

Ce virus est-il mortel ?

Il peut être responsable de formes hémorragiques graves. Son taux de létalité est compris entre 10 et 40%. La mort survient environ au cours de la deuxième semaine de la maladie.

Quel est le mode de traitement ?

Le traitement de la fièvre hémorragique Crimée-Congo est symptomatique « de soutien à visée générale ».   

Comment se prévenir de la maladie ?

La prévention et la lutte au niveau des animaux et des tiques est encore difficile. Les vecteurs sont nombreux et répandus de sorte que la lutte contre les tiques est la seule option réaliste dans des exploitations d’élevage.  En l’absence d’un vaccin, le seul moyen de réduire le risque c’est de sensibiliser les populations aux facteurs de risques et à les instruire des mesures pouvant diminuer l’exposition au virus.

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