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Côte d’Ivoire :  la lutte contre la cherté de la vie axée sur la consommation des produits locaux

Dans le cadre de ses actions d’information et de sensibilisation contre la cherté de la vie, la Secrétaire exécutive du Conseil national de Lutte contre la Vie chère (CNLVC), Dr Ranie-Didice Bah-Koné, a présenté au personnel et aux étudiants du Centre de Recherche et d’Action pour la Paix (CERAP) d’Abidjan-Cocody, des réponses face à la cherté des produits de grande consommation. Elle était l’invitée, le vendredi 04 octobre 2022 à Abidjan-Cocody, de « Les vendredis du CERAP », une conférence publique hebdomadaire organisée par le CERAP.

Intervenant sur le thème « Lutte contre la cherté de la vie : quelles réponses à la vie chère des produits de grande consommation ? », Ranie-Didice Bah-Koné a dit que la consommation des produits locaux tels que le riz, l’igname, le manioc et ses dérivés (attiéké et placali), la banane plantain et le maïs et ses dérivés doit être privilégiée.

À ce sujet, elle a indiqué qu’un programme d’intensification de la production de riz local est en cours pour réduire l’importation de riz qui fait perdre d’énormes devises au pays. Elle s’est également félicitée que la filière riz local soit en train de reprendre et que de plus en plus le riz local soit proposé sur le marché.

Elle a appelé à la consommation du pain, des viennoiseries et pâtisseries fabriqués à base de farines locales de manioc, de maïs, de banane plantain, de patate, etc. Elle a expliqué que la crise russo-ukrainienne qui a occasionné une flambée des prix de la farine, doit faire prendre conscience de la nécessité, pour chaque pays, d’assurer sa sécurité alimentaire afin d’éviter la dépendance. Elle a rappelé que l’état a dû apporter une subvention de plus de 6 milliards de FCFA aux meuniers pour protéger le pouvoir d’achat des populations.

Pour Ranie-Didice Bah-Koné, la lutte contre la cherté de la vie est l’affaire de tous. C’est pourquoi, elle a souhaité que le consommateur soit le garant du respect des prix et refuse de payer plus cher. « Il doit dénoncer (au numéro vert 1343) tous contrevenants à ces dispositions et porter plus loin le message. Plus de 800 agents du ministère du Commerce sont déployés sur l’ensemble du territoire pour contrôler les prix », a-t-elle insisté.

Selon elle, la consommation des produits à base de farines locales et la mobilisation de tous autour de ces initiatives gouvernementales pourront contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

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